Initiatives citoyennes

VIDEO | A Eghezée - Fernelmont, rêver l’avenir de sa commune

À travers le G100 Éghezée-Fernelmont, les citoyens de ces deux communes désirent redynamiser le vivre ensemble de leurs villages, reprendre en main le bien-être collectif et aussi assurer celui des générations futures.

Comment voyez-vous votre commune dans trente ans? C’est une question qui a été posée à une soixantaine de citoyens des communes d’Éghezée et de Fernelmont (province de Namur) réunis, le temps d’un week-end du mois d’avril, à Boneffe. Cette initiative citoyenne apolitique, nommée le G100 Éghezée-Fernelmont, a été lancée par une dizaine d’habitants dans la mouvance du film Demain. Pour eux, l’objectif était d’initier un mouvement de transformation dans leur commune: quel est l’avenir de celle-ci? Comment améliorer le bonheur et le bien-être de ses habitants?

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Solidarité: ensemble, maintenant, nous prenons soin de tous et des générations futures.

»

«Cette démarche citoyenne vise à rassembler nos forces, nos compétences et nos talents pour réinventer l’avenir de nos villages et mettre en place des actions concrètes vers la réalisation de ce rêve, indiquent les porteurs du projet. Le but est de se réapproprier l’espace public, de reprendre en main notre bien-être social ou encore de retisser des liens.»

Des actions à plus long terme

Concrètement, chaque citoyen présent lors du week-end à Boneffe a exprimé ses propres rêves pour sa commune afin de construire un rêve collectif. Par petits groupes, les participants ont ensuite défini les initiatives permettant d’atteindre ce rêve. Douze pratiques ont été mises en évidence.

«Nous nous sommes projetés dans trente ans et avons décrit ce que nous y faisons: nous respectons la nature, nous favorisons les circuits courts, nous créons des liens, nous favorisons l’intégration de tous dans nos activités économiques et sociales, nous nous comportons de façon responsable, etc. L’idée est que dans trente ans, ces pratiques soient devenues vraiment familières pour nous», explique l’un des membres du groupe organisateur G100 Éghezée-Fernelmont.

Même s’ils ne sont encore qu’au début du processus, les participants du G100 ont déjà quelques idées d’actions à réaliser pour leur commune. Concernant la création de liens intergénérationnels, ils aimeraient par exemple disposer d’un local pour organiser des débats citoyens, des auberges espagnoles, créer un club de lecture, avoir une bibliothèque orientée sur la permaculture, sur le développement personnel ou encore obtenir un frigo pour récupérer les invendus.

À travers ce projet, chaque citoyen devient acteur au sein de sa commune. «Susciter la responsabilité de chacun, que chacun se sente responsable, c’est cela que nous avons envie de mettre en évidence», soulignent les membres du groupe. La balle est dans le camp des citoyens puisque c’est à eux qu’il revient d’agir en fonction de leurs aspirations pour redynamiser le vivre ensemble de Fernelmont et Éghezée. Et de faire de ces rêves une réalité.

« Pourquoi pas un G100 dans nos communes ? »

Le G100 Éghezée-Fernelmont trouve sa première origine dans le G1000, une initiative pour réfléchir sur les défis de la démocratie participative. Celle-ci est née en 2011 en Belgique lorsque le peuple attendait la formation d’un gouvernement. Le concept a ensuite été repris au niveau local comme le G100 à Grez-Doiceau en 2014, notamment. Il a été lancé par Jean-Louis Lamboray. C’est ainsi que les citoyens d’Éghezée et de Fernelmont ont eu l’idée de mettre en place cette démarche dans leur propre commune.

 

Le portrait de Sophie Depiereux

Age : 31 ans

Fonction : Membre du groupe organisateur

Sophie Depiereux fait partie de ceux qui veulent changer les choses dans la société actuelle. Marre de ne voir que les problèmes, elle préfère penser à ce qui peut être amélioré au sein de la société. Pour elle, une des façons de faire est de revenir à plus de simplicité dans les liens que l’on crée et dans la manière dont on consomme. Une philosophie de vie qui a influencé le choix de ses études universitaires. Aujourd’hui, elle est docteur en sciences et donne des séances de travaux pratiques à l’Université de Namur.