OTTIGNIES-LLN

Arrêt de travail au Château de Limelette

Le personnel de l’hôtel 4 étoiles Château de Limelette a observé un arrêt de travail ce mardi 13 juin pour protester contre ses conditions de travail qui se dégradent de semaine en semaine.

Rien ne va plus au Château de Limelette. C’est en ces termes que les syndicats ont annoncé en front commun l’arrêt de travail de ce mardi 13 juin: «Les travailleurs sont en souffrance extrême. Ils n’en peuvent plus de cette situation», ont annoncé Pascal Strube (Setca), Michel Herbots (FGTB horval) et Christophe Cruquenaire (CSC alimentations et services).

Le Château de Limelette, hôtel 4 étoiles, occupe une vingtaine de personnes. À celles-ci s’ajoutent quinze personnes engagées en sous-traitance. Le personnel proteste contre le manque d’investissement et les difficultés rencontrées avec les sous-traitants. «La firme qui assure le nettoyage en sous-traitance, n’a pas été payée. Elle a arrêté le travail. L’hôtel a été fermé pendant quinze jours…» souligne Christophe Cruquenaire.

L’établissement a fait l’objet d’une procédure en réorganisation judiciaire en mars 2016. Celle-ci a pris fin en décembre.

Fin décembre, la direction, à la recherche d’un investisseur, a créé une société en charge de la gestion opérationnelle en y transférant le personnel de l’établissement, en laissant l’immobilier dans les mains d’une première société, toutes deux gérées par Michel Meyer-Ettedgui, administrateur-délégué. «En séparant l’immobilier et l’opérationnel, cela permet d’avoir plus facilement un repreneur pour la partie opérationnelle», poursuit Christophe Cruquenaire.

Le personnel se plaint de n’avoir par encore reçu son double pécule de vacances. «Ce sera chose faite fin de semaine», a assuré Gencehan Kiliclar, avocat de la direction.

Le personnel dénonce aussi un manque d’investissements: «La cabine haute tension doit être remplacée. Des chambres ont été fermées, les sorties de secours ne sont pas aux normes. Deux incendies se sont déclarés dans la buanderie, l’hôtel est vétuste. Il y a des fuites d’eau dans le spa, dans les couloirs, dans les cuisines…»

Le personnel reprendra le travail ce mercredi. Les promesses de l’avocat de la société, selon lesquelles le double de pécule serait payé vendredi, ont apaisé les travailleurs mais ils restent vigilants. «Puisque l’avocat de la société a promis que les sommes dues seraient versées dès vendredi, les travailleurs ont décidé de laisser une toute dernière chance à la direction. Mais ils ont accepté du bout des lèvres et ils vérifieront si ces engagements sont tenus. Dans le cas contraire, les travailleurs nous ont chargés de déposer un préavis de grève qui commencera à courir dès lundi», indiquait en fin de journée le permanent Setca Pascal Strube. Pour les investissements, d’après les syndicats, la direction a précisé au personnel qu’un architecte doit se rendre sur place ce mercredi pour étudier une série d’améliorations possibles.