CHARLEROI

ISPPC à Charleroi: des documents informatiques saisis

ISPPC à Charleroi: des documents informatiques saisis

Une vingtaine d’enquêteurs ont investi les locaux de l’ISPPC ÉdA

Lors de différentes perquisitions au siège de l’ISPPC, les enquêteurs ont saisi des documents informatiques.

Une vingtaine d’enquêteurs ont mené des perquisitions au siège de l’Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC), ce mardi.

Ils ont principalement saisi des documents informatiques qui devront être analysés dans le cadre de l’instruction ouverte pour abus de biens sociaux, fraude aux marchés publics et corruption.

La police judiciaire fédérale de Charleroi a investi le dernier étage du siège de l’ISPPC où se situe le bureau de son directeur suspendu, Philippe Lejeune (PS), ainsi que son secrétariat.

Selon le parquet de Charleroi, des documents principalement informatiques ont été emportés et devront être analysés en profondeur.

M. Lejeune, dont le domicile privé de Merbes-le-Château a également été perquisitionné, a été amené à l’ISPPC par les policiers afin qu’il puisse les guider dans leurs recherches. Le bourgmestre de Merbes-le-Château a été privé de liberté uniquement le temps d’effectuer les devoirs, comme le veut la procédure.

Le président de l’ISPPC, Nicolas Tzanetatos (MR), a quant à lui mis un local à disposition aux enquêteurs afin que ceux-ci puissent consulter plus facilement les registres des conseils d’administration sans devoir les emporter.

L’affaire a été mise à l’instruction la semaine dernière pour abus de biens sociaux, infractions aux lois sur les marchés publics et corruption. Philippe Lejeune, écarté il y a quelques jours par le conseil d’administration de l’intercommunale, sera réinterrogé prochainement par les enquêteurs, lorsque ces derniers auront épluché les documents saisis.

Le bourgmestre de Merbes-le-Château est en effet au cœur de dénonciations anonymes. La hauteur de son salaire, ainsi que l’utilisation de matériel de l’ISPPC à des fins privées, ont été pointées du doigt. Pour l’heure, la juge d’instruction Pichuèque n’a procédé à aucune inculpation.