LIÈGE

La restauration de l’église Saint-André et de sa fameuse coupole peut commencer

La restauration de l’église Saint-André et de sa fameuse coupole peut commencer

À Liège, tout le monde connaît la coupole de l’église Saint-André, sans nécessairement bien connaître l’édifice. ÉdA Hermann

Le désamiantage de l’église Saint-André, dont la coupole est bien connue à Liège, est terminé. L’importante rénovation de l’édifice va pouvoir être enclenchée. Le point, avec l’échevin liégeois des Travaux.

Placez-vous sur la place Saint-Lambert ou l’espace Tivoli et levez les yeux, vous ne verrez qu’elle. La coupole de l’église Saint-André, édifice datant du XVIIIe siècle, s’offre au quotidien à la vue des Liégeois, sans qu’ils la connaissent forcément.

Il s’agit bien d’une église, mais qui a été désacralisée deux décennies à peine après sa consécration, dans le contexte de la Révolution liégeoise. Il y a belle lurette qu’on n’y officie plus, donc.

Le bâtiment est fermé au public depuis le rude hiver 2010-2011, durant lequel des infiltrations d’eau sont survenues, provoquant un risque tant le bâtiment était truffé d’amiante.

La Ville et la Province se la partageront

Tandis que la Violette et le Palais des Princes-Évêques sont très sollicités, la Ville et la Province de Liège se sont accordées pour en faire un point de chute protocolaire, pouvant accueillir des expositions, réceptions et conférences. Selon l’échevin liégeois Roland Léonard (PS), l’église présenterait une jauge de 250 à 300 personnes en mode conférence/cocktail, et de 170 personnes environ en configuration repas, avec des tables et chaises.

D’importants travaux de rénovation sont cependant nécessaires avant sa réouverture, espérée pour début 2019. Ils vont pouvoir débuter véritablement, puisque la «phase 0» de ce projet prend fin. Il s’agit du désamiantage du bâtiment, qui vient de prendre une demi-année. Restent encore à effectuer quelques études préliminaires, puis les imposants échafaudages installés sous la coupole pourront s’en aller.

Début de chantier pour fin 2017

Le certificat de patrimoine pour la charpente et la toiture a été délivré. «Nous devrions déposer une demande de permis dans le courant du mois de juin, ce qui nous permet d’espérer un début de chantier à l’automne ou fin de l’année», annonce Roland Léonard. La première phase – la plus conséquente – concerne la toiture. Étant donné les impératifs climatiques, l’essentiel des travaux devrait donc débuter au printemps 2018.

Après, les entreprises spécialisées qui y travailleront s’attaqueront aux décorations intérieures, puis à une série de parachèvements et équipements: éclairage, sono, sanitaires, aménagement des accès (y compris pour PMR), instauration d’une nouvelle sortie de secours, espace traiteur, etc.

À plus long terme, explique l’échevin, d’autres phases pourraient venir s’ajouter à la restauration. «Je pense par exemple aux orgues. Mais le bâtiment pourra rouvrir avant… Ceci, c’est du long terme.»

Un million d’euros pour la toiture

Un tel dossier nécessite évidemment d’importants investissements. «On n’est jamais à l’abri de surprises, dans ce genre de dossiers», précise Roland Léonard. «Les montants restent encore à définir, mais l’enveloppe devrait avoisiner 2,5 millions d’euros.»

La consolidation de la charpente et la rénovation de la toiture, la pièce maîtresse de l’église, ont été adjugées pour un petit million d’euros. Le désamiantage, estimé à 800 000 euros, en coûtera finalement 600 000. Province et Ville de Liège débourseront chacune la moitié de l’investissement, auquel il conviendra de déduire les subsides de la Région wallonne «qui avoisinent les 50% du montant, pour les parties classées uniquement». Au final, selon l’échevin, Ville, Province et Région devraient grosso modo diviser le «gâteau» en trois tiers.