L'avenir du CETB de Monceau-sur-Sambre débattu au conseil communal de Charleroi

Le conseil communal de Charleroi a longuement débattu lundi des problèmes posés par le CETB (Centre d'Enfouissement technique du Champ de Beaumont) de Monceau-sur-Sambre, des élus s'inquiétant de risques potentiels liés à la manipulation d'amiante sur ce site.

La conseillère Véronique Salvi (cdH) et le conseiller Xavier Desgain (Ecolo) ont interrogé l'échevine Ornella Cencig, en charge de l'Urbanisme et des Etablissements classés. Ils se sont inquiétés de la demande de renouvellement du permis d'exploitation et de l'extension possible du site.

L'Association de Défense des riverains du site a en effet déposé plainte auprès du parquet de Charleroi pour non-respect de leurs conditions d'exploitation, à propos des procédures régissant l'enfouissement des big-bag d'amiante liés. Pour les deux élus, des risques existent, en raison d'une possible contamination du voisinage par des fibres d'amiante. Ils se sont inquiétés des contrôles effectués, tant par la Ville que par la Région, sur ce site.

Dans sa réponse, l'échevine Cencig a précisé que la seule autorisation accordée aux exploitants concerne l'amiante liée contenue dans des big bag. L'exploitant a eu l'obligation de faire contrôler la qualité de l'air tous les mois par des laboratoires agréés et tous les autres aspects environnementaux tous les trois mois. Des jauges ont été installées, ainsi que des récupérateurs d'eaux fluviales et des pompes filtrantes. Les résultats communiqués au Comité d'accompagnement ont conclu à l'absence totale de fibres d'amiante dans l'air et au fait que 95% des big bag manipulés conservent leur intégrité.

Le Département Police et Contrôle de la Région a également estimé qu'il était matériellement impossible de garantir l'intégrité totale des big bag d'amiante dans leur manipulation. Il a proposé au ministre soit d'interdire la présence d'amiante sur le site, soit de modifier les conditions d'exploitation. C'est, a expliqué l'échevine, la solution qu'a choisie le ministre Di Antonio, en assouplissant les règles.

En ce qui concerne l'avenir du CETB, le collège communal a rendu un avis défavorable à la demande de permis unique, mais les fonctionnaires délégué et technique ont délivré ce permis. La Ville a donc introduit un recours. Si le ministre wallon a refusé d'octroyer le permis en disant que le Plan wallon des déchets est toujours à l'étude, il en a cependant maintenu l'exploitation jusqu'en 2019, a indiqué l'échevine Cencig.


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