SAUTE D’HUMEUR

Moi, je veux une mise à la retraite comme Francesco Totti

Moi, je veux une mise à la retraite comme Francesco Totti

Une mise à la retraite pareille, tout le monde en rêve (sauf le survêtement vert, bien moche, dont on aurait pu se passer).. -

Vous avez vu les adieux de Francesco Totti à l’AS Rome? Incroyable, non? Mais pourquoi ils ont tout les footballeurs? Pourquoi ils ont le fun, la gloire, l’argent et en prime la retraite à 40 ans (grand max) mais aussi une cérémonie de folie et tout un stade en délire quand ils quittent le top niveau?

Bien sûr, on le sait que ce n’est pas la fin de leur vie active, qu’ils feront d’autres choses assez vite: joueur encore mais dans des championnats inférieurs mais richement dotés (USA, Chine, Inde...), manager de club, entraîneur, consultant télé, certains auront même une profession «normale», hors du milieu «foot».

Mais quand même, quel privilège! Tout un stade qui les acclame, des hommes, des femmes, des enfants en larmes et cela alors que le commun des mortels, lui, a droit à un petit drink à 11 heures au réfectoire, le speech du chef de service et en guide de cadeaux, la cafetière Senseo et le matériel de pêche?

Je comprends des millions de jeunes rêvent de vivre ça. Même si le milieu est rude et sélectif, à la fin, c’est plus gai de s’en aller sous l’ovation de milliers de gens que d’être payé dix ans en étant prié de rester à la maison comme chez ING.

Comme quoi, le football de haut niveau est un monde parallèle où la vie se déroule selon un tout autre cycle.

Dans le foot, par exemple, on entre très tôt dans la vie professionnelle. À 12-13 ans, on est déjà en formation intensive. À 16-17 ans, on vous tend des contrats «pro» à la sortie du terrain d’entraînement. À 18 ans, on gagne parfois déjà plus que ses parents.

 

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À 37 ans, tout est évalué à l’aune de votre âge: «quel magnifique dribble… quand on pense qu’il a 37 ans»

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Par contre, à l’autre bout du parcours, on commence à être étiqueté «vieux» à 33 ans. L’âge où, dans la plupart des carrières, on trouve sa vitesse de croisière.

À 35 ans, on devient «un modèle de professionnalisme», on loue votre capacité à conserver une condition physique impeccable et une motivation de «winner». Vous devenez la référence morale du vestiaire.

À 37 ans, on est carrément «un exemple de longévité exceptionnelle». Mais tout ce que vous faites est désormais évalué à l’aune de votre âge. «Quelle capacité de débordement encore quand on sait qu’il a 37 ans!» - «Quel sens du but encore quand on sait qu’il a 37 ans» - «Quelle ponctualité à l’entraînement quand on pense qu’il a 37 ans!».

À 40 ans, là vous êtes carrément un phénomène de foire. On a largement dépassé la date de péremption mais vous êtes toujours en rayon. On vous garde plus comme «symbole» que comme vrai renfort. Mais, même si vous êtes l’icône du club, on vous fait sentir que malgré tout, vous coûtez et qu’il va falloir vous tirer.

C’était le cas pour le meneur de jeu mythique de l’AS Roma. Adulé de son vivant, le Totti, retraité à 40 ans. Moi, je n’aurai pas une mise à la retraite comme ça. Même pas une banderole sur la façade de l’entreprise! Et lui, en plus, il a encore toute une deuxième vie devant lui...


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