VERVIERS

Malaise mortel: un Pepin et un Spadois poursuvi pour non-assistance à personne en danger

Malaise mortel: un Pepin et un Spadois poursuvi pour non-assistance à personne en danger

Illustration EPA

Un habitant de Pepinster et un Spadois sont poursuivis pour non-assistance à personne en danger à la suite d’un malaise mortel d’un homme de 31 ans le 11 janvier 2016 après avoir fumé de l’héroïne.

Le tribunal correctionnel de Verviers a poursuivi lundi l’examen d’un dossier à charge d’un habitant de Pepinster (52 ans) et d’un Spadois (35 ans), poursuivis pour non-assistance à personne en danger à la suite d’un malaise mortel d’un homme de 31 ans le 11 janvier 2016 survenu au domicile du Pepin après avoir fumé de l’héroïne. Les deux prévenus risquent 8 mois de prison.

Le médecin, qui a examiné le corps, a expliqué à l’audience que celui-ci était froid et présentait une rigidité cadavérique «faisant penser qu’il était mort depuis un certain temps. À 17 h 00, la température du corps était de 27°, l’heure de la mort devant dès lors remonter à 2 h 00 ou 3 h 00 du matin», a expliqué le médecin qui n’a pu donner avec exactitude un timing faute d’informations précises sur la température du corps et la pièce de vie au moment du décès.

Le Spadois, qui n’avait pas encore été entendu sur les faits, a expliqué que la victime était arrivée au domicile du Pepin en cours d’après-midi juste après sa sortie de prison et qu’il désirait fumer de l’héroïne. Faute d’argent, il avait quitté les lieux avant de revenir en début de soirée dans un état second, ayant consommé alcool et médicaments.

«Il avait finalement trouvé de l’argent pour fumer mais n’avait pas fait de malaise au moment de mon départ en début de soirée. Mon ami m’a contacté le lendemain vers 8 h 00 pour me dire qu’il ne bougeait plus. Quelques minutes plus tard, il m’a rejoint pour me dire qu’il avait, avec un voisin, déplacé le corps dans la cage d’escalier de son immeuble.»

Le parquet, qui avait requis lors d’une précédente audience 8 mois de prison à l’encontre de deux prévenus, relève des contradictions dans les déclarations des prévenus. Il estime que le trentenaire était bien présent lors du malaise mortel et qu’il a quitté les lieux après celui-ci, relevant l’absence dans la téléphonie du coup de fil de 8 h 00.

«Ma seule erreur est de ne pas avoir appelé l’ambulance lorsque j’ai été prévenu mais comme je n’avais pas respecté mes conditions par rapport à mon bracelet je ne voulais pas retourner en prison», a soutenu le prévenu.

Les plaidoiries auront lieu le 26 juin.


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