CHARLEROI

Un toxicomane poursuivi pour l’overdose mortelle d’un habitant de Morlanwelz

Un toxicomane poursuivi pour l’overdose mortelle d’un habitant de Morlanwelz

- EPA

Un toxicomane a comparu devant le tribunal correctionnel de Charleroi lundi pour avoir délivré de l’héroïne à Steeve B., avec la conséquence que ce dernier en est mort. Selon la partie civile, l’injection létale réalisée par le prévenu était délibérée. L’affaire a été remise afin d’entendre l’expert sur les résultats de l’analyse toxicologique.

Le 15 mai 2013, Allan M. et la victime Steeve B. avaient acheté de l’héroïne à Charleroi pour la consommer dans un buisson du parc Notre-Dame. Le prévenu explique avoir sombré dans l’inconscience et avoir retrouvé son ami inerte à son réveil. Malgré l’intervention des secours, Steeve B. est décédé d’overdose.

Après avoir passé quelques mois en détention préventive puis libéré sous conditions, Allan M. répondait ce lundi de détention d’héroïne, ainsi que d’en avoir délivré avec la circonstance que cela a entraîné la mort de la victime. Il explique qu’il consommait de la drogue avec Steeve B. depuis 4 ou 5 ans et que, ce jour-là, ils ont consommé une trop forte dose d’héroïne.

Me Gelay, conseil des parties civiles, estime quant à lui qu’il ne s’agit pas d’un accident, mais bien d’un meurtre. «La veille, les deux hommes s’étaient disputés, explique l’avocat. La victime avait peur du prévenu qui était souvent violent. Un témoin affirme d’ailleurs que, le jour des faits, les deux hommes s’invectivaient encore.

Allan M. a reconnu avoir effectué lui-même l’injection à Steeve B. Deux traces de piqûres ont été relevées et l’on retrouve une dose de stupéfiants 30 fois plus élevée dans le sang du défunt qui n’a pas eu le temps de métaboliser cette drogue. Enfin, lorsque les policiers arrivent sur place, ils découvrent le prévenu avec le genou appuyé sur la gorge de la victime».

Au terme de sa plaidoirie, Me Gelay a sollicité la requalification des faits. Le tribunal, lui, a estimé devoir entendre l’expert afin de déterminer les taux de produits stupéfiants dans le sang de la victime et vérifier s’ils sont compatibles avec la dose avancée par le prévenu, à savoir un gramme d’héroïne partagé à deux. L’affaire a été reportée en date relais au 19 juin.


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