Challenge qui pousse l’ado au suicide: 18 dossiers en Belgique

Challenge qui pousse l’ado au suicide: 18 dossiers en Belgique

Au cinquantième défi du Blue Whale Challenge, l’ado coaché par un tuteur est incité à se suicider. wayne_0216 - Fotolia

Le challenge en ligne morbide qui cible les adolescents inquiète les autorités judiciaires belges.

Inquiétante, très inquiétante, l’information est confirmée par le parquet fédéral.

En Wallonie essentiellement, notamment dans le Hainaut, les parquets locaux traitent 18 dossiers centrés sur ce challenge en ligne qui pousse l’adolescent au suicide.

Nom de code: Blue Whale Challenge (challenge de la baleine bleue).

Le principe: l’ado en quête de sensations fortes et morbides se connecte sur un obscur réseau social à la recherche d’un tuteur.

Une fois le couple infernal formé, le professeur délivre au fil des jours des défis à son élève.

Entre garder le silence toute une journée, grimper sur le toit de la maison familial au milieu de la nuit et se scarifier le bras, la tension monte crescendo.

Au cinquantième défi, le jeune est invité à mettre fin à ses jours.

Jusqu’ici, tout comme le parquet fédéral, nous avions décidé d’être discrets au sujet de ce challenge dont les réseaux sociaux parlent amplement.

Histoire de ne pas donner de mauvaises idées. De ne pas allumer une mèche. Mais la réalité du terrain pousse les autorités à sortir du silence.

Le Blue Whale Challenge est bel et bien présent en Belgique, dans des proportions alarmantes.

Coordonnés par le parquet fédéral, tout en laissant le soin aux parquets locaux de faire avancer les dossiers, ces 18 cas concernent «un phénomène similaire, pas nécessairement dénommé Blue Whale Challenge, mais où la finalité reste la même, le suicide», dixit Eric Vandersypt.

Et le magistrat de presse du parquet fédéral de poursuivre.

«Les parquets locaux ont été alertés via les parents et les écoles notamment.»

Quant à la gravité des faits, «je ne peux pas vous donner les détails, mais certains cas ont été très loin.»

«Ce qui nous intéresse», poursuit le magistrat, «c’est de mettre le grappin sur ceux qui agissent comme tuteurs et qui peuvent être accusés de meurtre s’ils ont finalement poussé des adolescents à se suicider.»

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