FOOTBALL

Le Bayern Munich sacré champion après son récital contre Wolfsburg

Le Bayern Munich a surclassé Wolfsburg (0-6), ce samedi lors de la 31e journée de Bundesliga. Grâce à ce succès face à Koen Casteels et ses coéquipiers, le club bavarois a décroché son 27e titre de champion d’Allemagne.

A trois journées de la fin, le Bayern pouvait décrocher le titre après le nul du RB Leipzig plus tôt dans la journée. A la mi-temps, le sort de la rencontre était déjà plié, le score affichant 0-3 après des buts de David Alaba (19e) et de Robert Lewandowski (36e et 45e).

En seconde période, les Munichois ont ajouté trois nouveaux buts grâce à Arjen Robben (66e), Thomas Muller (80e) et Joshua Kimmich (85e). C’est la troisième fois que le Bayern est champion sur la pelouse des «Loups» après ses sacres en 2003 et 2008.

Au classement, l’équipe d’Andries Jonker est 14e et ne compte qu’une longueur d’avance sur Augsburg, premier club de la zone rouge.

Titre amer pour Carlo Ancelotti

Champion d’Allemagne, mais désormais sous le feu des critiques. Le coach aux trois Ligues des champions Carlo Ancelotti, dont le Bayern attendait monts et merveilles, termine avec ce seul titre une première saison décevante, marquée par la brutale élimination en quart de finale de C1 par le Real Madrid.

«Sur le long terme, un seul titre ce n’est pas assez pour nous!», a rappelé Uli Hoeness, le charismatique président du club, après le double échec européen et en coupe d’Allemagne au «Mister» italien. Avant de lancer dans une mise en garde voilée: «Nous devons accepter les choses comme ça maintenant, mais aussi nous réunir, et réfléchir à la façon de faire mieux».

Le Bayern Munich sacré champion après son récital contre Wolfsburg
Reporters

Faire mieux... Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne, a consacré vendredi une double page aux malheurs du Bayern, et pour la première fois critiqué vertement l’entraîneur. Selon trois axes: la mauvaise qualité supposée de ses entraînements, le repli sur les trentenaires et l’obstination à ne pas faire joueur les espoirs du clubs, et les erreurs de jugement lors des remplacements contre le Real Madrid.

Hoeness, selon des sources internes au club, se serait plaint d’avoir «l’équipe la moins en forme physiquement de l’histoire du Bayern». Et Bild enfonce le clou: «Semaine après semaine, c’est le même programme, rarement une session supérieure à une heure. On ne voit jamais les stars du Bayern suer à grosses gouttes».

«Ce n’est pas vrai», a rétorqué Ancelotti en conférence de presse: «Les joueurs sont satisfaits de nos entraînements, et même s’ils n’étaient pas heureux, ça ne changerait pas. C’est ma philosophie, mon style».

Les jeunes exclus

Sur la composition de l’équipe, les choses doivent être nuancées. Jusqu’à la trêve, Ancelotti a beaucoup fait tourner. Ensuite, il a commencé à dégager une équipe-type, dont, c’est vrai, les jeunes espoirs ont été partiellement exclus.

Pour deux d’entre eux, Kingsley Coman (20 ans) et Renato Sanches (19 ans), c’est clairement leur niveau de jeu qui a été sanctionné. Le défenseur Joshua Kimmich en revanche, s’est imposé à 22 ans comme titulaire en équipe d’Allemagne, et sa position de remplaçant au Bayern est plus difficile à comprendre.

Par ailleurs, les choix d’Ancelotti en cours de match au retour à Madrid, alors que le Bayern avait réussi à arracher une prolongation en menant 2-1 au Santiago Bernabeu, ont surpris plus d’un observateur. Vidal, qui avait reçu un carton jaune, était clairement dans le viseur de l’arbitre. Ancelotti ne l’a pas sorti, et a préféré remplacer Xabi Alonso, l’autre milieu défensif. Après l’exclusion de Vidal, le Bayern a encaissé trois buts!

Et à deux minutes de la prolongation, alors que le Bayern devait encore marquer pour se qualifier, l’entraîneur a décidé de rappeler sur le banc le buteur Robert Lewandowski, l’homme aux 8 buts en C1 cette saison, le Munichois le plus capable de renverser une situation à lui tout seul. Une décision qu’aucun commentateur n’a réussi à justifier.