PROSTITUTION ET TERRORISME

Quand la prostitution finance les djihadistes

Quand la prostitution finance les djihadistes

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En 2015, l’Office européen de police Europol mettait en garde contre les liens toujours plus étroits entre les groupes terroristes et les organisations criminelles.

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Deux filières qui collaboreraient de plus en plus lorsqu’il s’agit de blanchiment d’argent, trafic ou falsification de passeports.

L’étude présentée par le Conseil des Femmes Francophones de Belgique y ajoute celui de la traite des êtres humains, donc la prostitution.

Le centre pour les droits civiques et des minorités, une ONG britannique avait déjà révélé dans un rapport sur la situation humanitaire en Irak l’existence de véritables réseaux de prostitution pour les djihadistes mis en place avec des jeunes femmes irakiennes kidnappées.

Mais à la recherche de toute source de financement, les réseaux terroristes copient aussi les pratiques des organisations criminelles qu’ils fréquentent.

Et de donner en exemple l’arrestation de membres de l’État islamique qui, en 2015, acheminaient vers la Turquie des jeunes femmes irakiennes et syriennes pour les revendre 20 000 dollars par tête à des réseaux criminels locaux.

Selon certains témoignages, avance Claude Moniquet, des volontaires européens ayant rejoint Daesh et issus du milieu criminel auraient mis sur pied en Syrie et en Irak des bordels où sont exploitées des filles non-musulmanes.