PERMIS DE CONDUIRE

Réforme du permis de conduire: le théorique durci, un encadrement obligatoire pour le pratique

Réforme du permis de conduire: le théorique durci, un encadrement obligatoire pour le pratique

- EDA – Jacques Duchateau

Le gouvernement wallon a approuvé jeudi en première lecture le projet d’arrêté visant à réformer la formation à la conduite (permis B) en Wallonie, annonce le cabinet du ministre régional des Travaux publics et de la Sécurité routière Maxime Prévot. La matière a été régionalisée lors de la 6e réforme de l’État.

Tant les formations théorique que pratique subiront des modifications.

Lors du passage de l’examen théorique, le principe de la faute grave sera réinstauré et durci: toute erreur à une question relative aux infractions du troisième (brûler un feu rouge, prendre un sens interdit, etc.) ou du quatrième degré (faire demi-tour sur l’autoroute, etc.) entraînera l’échec automatique. L’apprentissage sera également renforcé au niveau de thématiques telles les effets de l’alcool et de la fatigue sur la conduite. La perception des risques et les bonnes pratiques en cas d’incident feront également partie de l’examen théorique.

En ce qui concerne la formation pratique, la filière libre démarrera par un encadrement d’une heure avec un moniteur d’auto-école ou un instructeur breveté. Un document comportant des repères utiles et les conseils pour un bon apprentissage sera remis. La durée de validité du permis provisoire sera réduite de 36 à 18 mois. Il sera également possible de conduire seul sans guide après avoir passé un «certificat d’aptitude» auprès d’un professionnel.

La filière auto-école ne subira pas de modifications.

Une nouvelle filière «rapide», de minimum 30 heures de cours en auto-école, sera également créée. Elle ne sera accessible que dans des cas très limités, comme l’obligation d’obtenir le permis de conduire en un court délai pour décrocher un emploi.

Maxime Prévot annonce qu’il mènera dès le mois d’avril une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, avec comme objectif une entrée en vigueur au 1er janvier 2018.