BRUXELLES

Infor Jeunes Laeken appelle les écoles bruxelloises à s’engager vers plus de mixité sociale

Infor Jeunes Laeken appelle les écoles bruxelloises à s’engager vers plus de mixité sociale

Photo d’illustration (archive) BELGA

L’association Infor Jeunes Laeken a fait signer vendredi matin au directeur du collège Saint-Michel à Etterbeek une charte sur l’application de la mixité sociale à l’école.

Jeudi soir, des autocollants portant le message «La mixité sociale s’arrête ici!» ont été affichés à l’entrée des «écoles de riches», qui s’opposent aux «ghettos de pauvres», selon un classement effectué par rapport aux catégories de financement. Infor Jeunes Laeken constate que dans les «écoles médianes», la mixité à l’entrée en secondaire imposée par le décret inscription se résorbe au fil du cursus.

Un couple issu d’un milieu défavorisé a rencontré le directeur général du collège Saint-Michel pour inscrire son enfant. Un comédien et une comédienne du Magic Land Théâtre se sont habillés en haillons pour théâtraliser la scène. Une quinzaine de membres de l’association, également costumés, étaient présents à leurs côtés.

En substance, la charte appelle l’école à s’engager à ne pas pratiquer de sélectivité et de ségrégation ainsi qu’à appliquer une mixité sociale tout au long de la scolarité.

«Les enquêtes PISA mettent en corrélation faible mixité à l’école et inégalités sociales», constate Éric Bruggeman, permanent juridique à Infor Jeunes Laeken. «Le pacte d’excellence ne parle pas directement de mixité sociale. Il parle par exemple du tronc commun, mais on est dans le vague car on s’aperçoit qu’il peut être interprété différemment selon les positions des acteurs.»

Sur le décret inscription, il relève que «l’évaluation récente de la commission de pilotage dit qu’en termes de mixité les objectifs ne sont pas atteints, mais tous les acteurs du monde associatif et syndical, notamment via la plate-forme de lutte contre l’échec scolaire et le collectif Marguerite», disent depuis le premier décret inscription de 2007 que faire de la régulation uniquement à l’entrée du secondaire est insuffisant sans autres mesures d’accompagnement. Cette régulation pourrait aussi être placée dès le fondamental. L’Appel pour une école démocratique a mené une étude validée par le Girsef, le groupe de recherche interdisciplinaire de l’UCL, avec un algorithme qui permet de concilier la proximité géographique, «qui est un souci normal des parents, et la mixité sociale».


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