SOLIDARITÉ

Ce vendredi, tous à l’école en pyjama

Ce vendredi, tous à l’école en pyjama

Grâce à l’ASBL Take Off et à Bednet, les enfants malades peuvent rester en contact avec leurs camarades de classe et leurs profs. Depuis leur domicile ou depuis l’hôpital. Photo News

Venir en pyjama à l’école ce vendredi. Le défi lancé par l’ASBL Take Off aux écoliers et à leurs enseignants pour soutenir les enfants gravement malades.

L’initiative a été lancée l’année dernière en Flandre et connaîtra sa première édition à l’échelon national ce vendredi 17 mars. Il s’agit de la Journée du pyjama. Ce jour-là, les élèves et enseignants de maternelle et primaire sont invités à venir à l’école en pyjama pour marquer leur soutien aux enfants gravement malades. C’est l’ASBL Take Off qui organise l’opération de ce côté de la frontière linguistique.

1. L’ASBL Take Off, c’est quoi? L’association a été fondée en 2006 par des anciens employés de la société informatique IBM. Constatant l’isolement dans lequel se trouvaient les enfants gravement malades – ils sont en effet coupés de leur vie sociale et scolaire durant un laps de temps non négligeable –, ceux-ci se sont dit: il faut leur permettre de continuer à suivre les cours et de garder contact avec leurs camarades de classe.

D’où la mission dont s’est investie l’ASBL: fournir gratuitement à ces écoliers le matériel informatique nécessaire pour maintenir ce précieux lien. Et visiblement la demande est là: comptez aujourd’hui une centaine de dossiers par an. «Depuis la création de l’association, nous avons aidé environ 700 enfants», souligne Sabine Verhelst, directrice de l’ASBL.

2. Sensibiliser mais pas seulement Que vient faire la Journée du pyjama là-dedans? Cette action, l’ASBL Take Off la conçoit tout d’abord comme une journée de sensibilisation et de solidarité avec les enfants gravement malades. Mais pas seulement. Par là, elle espère également faire connaître ses services à un plus large public et récolter des fonds.

«Équiper un enfant, cela coûte environ 3 500 euros. Cette somme comprend le PC portable qui est mis à sa disposition avec un casque, l’ordinateur avec caméra et haut-parleurs qui est installé dans la classe…»

Le hic, c’est que l’ASBL ne reçoit aucun subside des pouvoirs publics – au contraire de son pendant flamand Bednet, mais une demande a été introduite en ce sens auprès de la ministre de l’Éducation – et doit donc compter sur la générosité d’une poignée de partenaires (Partenamut, Engie, Proximus…) et de la population pour remplir ses missions. Envie de donner un petit coup de pouce? Une opération de crowdfunding a été lancée via la plateforme www.gingo.community.

3. Plus d’une centaine d’écoles inscrites Combien d’écoles participeront vendredi à la Journée du pyjama en Wallonie et à Bruxelles? Impossible à dire mais une centaine d’écoles se sont déjà inscrites pour participer au concours photo organisé dans ce cadre par OUFtivi (RTBF). Ce qui réjouit Sabine Verhelst.

«L’idée est évidemment de pousser chaque établissement à s’approprier l’événement à sa manière. En prenant une photo de groupe, en organisant un petit débat sur base par exemple des vidéos diffusées en ligne par les éditions Van In sur le sujet… Chacun est vraiment libre de faire comme il l’entend.»

L’opération devrait en tout cas être renouvelée en 2018. Et étendue aux écoles secondaires. «Ici, c’est un peu une année pilote…»