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Mons Expo: à la recherche d'un partenaire-investisseur

Mons Expo: à la recherche d'un partenaire-investisseur

Bientôt un nouveau mode de gestion pour le hall polyvalent montois -

Le hall polyvalent montois va changer de mode de gestion. Henry Goffin, décrié par l'opposition MR, va passer la main une fois qu'un partenaire privé, souhaitant investir dans l'outil, sera trouvé. Mais le MR n'a finalement pas demandé sa démission.

Non, le directeur du Lotto Mons Expo ne quitte pas le navire. En tout cas pas tout de suite. Le MR, qui réclamait il y a quelques jours la démission d'Henry Goffin, qu'il soupçonnait de conflit d'intérêts, n'a finalement pas deposé de demande formelle de démission hier soir, lors du Conseil d'Administration de la SA Mons Expo.

Mais Henry Goffin sera amené un jour ou l'autre à s'en aller. Les administrateurs ont acté hier, à l'unanimité, l'idée d'un nouveau mode de gestion pour exploiter le hall polyvalent montois de 15 000 m². Actuellement, Henry Goffin, via sa société, n'est que gérant du hall d'exposition pour le compte de la SA Mons Expo.

Mais à l'avenir, le Conseil d'administration de ce bien public voudrait trouver plus qu'un gestionnaire: il a besoin également d'un investisseur, d'autant que le hall va tout doucement sur ses 20 ans et aura besoin de rénovations. Le CA va lancer un marché public pour une concession de services, afin de trouver un partenaire qui accepterait de gérer l'outil, mais également d'investir dedans.

Ce marché public sera lancé après validation du cahier des charges, le 21 avril prochain. Un cahier des charges qui ne devrait pas être trop restrictif. "On ne veut pas se fermer les portes initialement. Il faudra analyser les offres suivant les critères financiers et de qualité du projet proposé", explique Cédric Mélis, président du Conseil d'Administration.

Une réflexion lancée en 2015

La réflexion de faire entrer un partenaire privé pour investir dans l'outil n'est pas neuve et ne date pas des polémiques lancées par le MR, selon Cédric Mélis. "La réflexion a commencé avec l'installation d'un nouveau conseil d'administration, en juillet 2015, où nous avons entamé une analyse du fonctionnement du Lotto Mons Expo, ainsi qu'une analyse financière". 

"Ensuite, le MR a été reversé dans l'opposition (NDLR: au conseil communal de Mons) et depuis ce jour, leur attitude a été de perturber et de rendre l'ambiance du Conseil d'Administration délétère dans le but de déstabiliser le fonctionnement de l'institution", soutient Cédric Mélis, qui dénonce un débat plus porté par les intérêts politiques que par les intérêts de l'entreprise.

Le président du Conseil d'Administration qui défend par ailleurs le bilan d'Henry Goffin à la tête du Mons Expo: "son bilan est honorable, le Mons Expo a une fréquentation de 200 000 visiteurs par an, son taux d'occupation est de 228 jours/an, on dénombre 56 activités par an alors qu'une année ne compte que 52 weekends. On ne peut pas dire que c'est un lieu qui ne vit pas". Reste à le rentabiliser, en coproduisant des événements, en actualisant la grille tarifaire et la faire correspondre au marché...

En attendant ces chantiers, Henry Goffin garde  la confiance du CA: il restera en place jusqu'à ce qu'un partenaire soit trouvé et assurera ensuite la transition. "Il n'y a eu aucune demande de démission de la part des administrateurs MR", rappelle encore Cédric Mélis.

Quand même une démission pour le MR

Du côté du MR de Mons représenté par Georges-Louis Bouchez, on se réjouit dans un communiqué "d'une belle victoire pour le MR et surtout pour les montois", qui permettra "une gestion saine de la structure sans conflit d'intérêts et enjeux politiciens".

Concernant le futur pas de côté d'Henry Goffin, il s'agit quand même d'une démission pour le chef de file MR, même si elle n'en porte pas le nom: "force est de constater qu'il ne sera plus le gestionnaire de la structure suite à une position devenue intenable compte tenu d'une rémunération manifestement excessive perçue via une société privée ce qui est interdit selon les règles de gouvernance interne du PS".

Pour la suite des événements, "nous attendons le cahier des charges pour nous assurer que celui-ci permettra bien au plus grand nombre d'y répondre mais aussi nous serons particulièrement attentifs à sa publicité. Pas question de maintenir le statu quo au prétexte que nous ne trouverions pas de partenaire".