CHARLEROI

Des agents communaux vont travailler 4 jours sans perte de salaire

Des agents communaux vont travailler 4 jours sans perte de salaire

La proposition du Collège concerne le personnel de plus de 60 ans occupé dans des métiers pénibles. Ar. TTLAgency

La Ville propose d’expérimenter la réduction du temps de travail avec embauche compensatoire sur une catégorie ciblée de membres du personnel.

Travailler quatre jours et être payé cinq. Si les organisations syndicales y marquent leur accord, la Ville de Charleroi mènera une expérience pilote de réduction du temps de travail (RTT) avec embauche compensatoire, et ce à partir de janvier 2018. Attention: seules certaines catégories de travailleurs pourront entrer dans ce projet, expliquent le bourgmestre et sa première échevine déléguée, Françoise Daspremont (PS), dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal. Ils y sont interrogés sur leurs intentions par le conseiller communal Luc Parmentier (Écolo).

«À l’initiative de la Ville et du CPAS de Charleroi, quatre réunions paritaires ont été organisées pour étudier la transposition de modèles de RTT dans la fonction publique locale, à Aquasambre, aux CPAS de Fontaine-l’Évêque et de Fleurus, à l’administration communale de Liège», indiquent Magnette et Daspremont. Condition imposée pour avancer dans la réflexion: respecter un cadre budgétaire neutre. «Pour des raisons soit organisationnelles, soit financières, on en est arrivés à un constat de carence», dit Paul Magnette.

Cela ne l’a pas empêché de relancer le débat lors de la commission de concertation du 15 février dernier où la Ville a proposé de mettre en place un projet à petite échelle, s’inspirant de l’expérience menée à la Région wallonne pour alléger le temps de travail des membres du personnel âgés de plus de 60 ans et occupés dans des métiers pénibles.

Si la proposition rencontre de l’intérêt, il faudra définir et valider des critères de pénibilité. L’idée est de permettre aux plus de 60 ans de passer à un régime de 4 jours par semaine au lieu de 5, sans perte de salaire. «Des embauches compensatoires seraient organisées. Elles n’interviendraient pas obligatoirement dans les mêmes services», précisent le bourgmestre et sa déléguée. Le projet est en discussion.