Les carnets de Jean Schmitz : Très grand émoi (20 février)

Revivez la guerre 14-18 et la vie des Namurois durant l'occupation allemande à travers les yeux du chanoine Jean Schmitz et de ses carnets débutés le 23 août 1914.

Jean Schmitz raconte

C’est à partir de ce 23 août 1914 tragique, date de l’entrée des Allemands à Namur et à Dinant, que commence le carnet du du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen.

Ce document inédit, qui relatera jour après jour la vie quotidienne des Namurois durant toute l’occupation, sera désormais notre fil conducteur principal pour cette série de longue haleine.

Quant aux journaux namurois, La Province de Namur disparaît, ses bureaux étant incendiés ; L’Ami de l’Ordre subsistera, mais sous contrôle allemand.

Mardi 20 février 1917

Très grand émoi, au sujet de la fermeture des écoles et établissements. Tous les chefs d’établissements ou leurs délégués accourent à l’Evêché. Que faire ? Tristesse générale, causée par cette suppression ridicule de l’enseignement à tous les degrés. Le Directeur des Ecoles des Frères de la rue de Bruxelles a été mandé par Kranzbühler, qui lui a ordonné de fermer, avec des reproches durs parce qu’il n’a pas obtempéré de suite à l’ordre.

Dans l’avant-midi, Mgr l’Evêque mande M. l’Inspecteur Gerard, qui accepte la Présidence du Grand Séminaire et devient Vicaire Général.


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