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Bodart et Gonay revit et dégage même du bénéfice

Bodart et Gonay revit et dégage même du bénéfice

- ÉdA

L’entreprise Bodart et Gonay, basée à Harzé, se trouvait encore en procédure de réorganisation judiciaire à l’été 2016. Son nouveau patron se veut rassurant. Optimiste, même.

Bodart et Gonay, entreprise d’Harzé (province de Liège) spécialisée dans les foyers au bois et au gaz, espère atteindre un chiffre d’affaires de cinq à six millions d’euros au terme l’année 2017, a annoncé lundi Jean-Paul Rosette, administrateur-délégué de la société depuis août 2016, date de reprise de cette dernière alors en procédure en réorganisation judiciaire.

L’entreprise, qui vivotait jusqu’alors, est parvenue à dégager un bénéfice de 50000 euros lors du deuxième semestre 2016 après cinq mois d’activité plus intensive. «On pensait pourtant enregistrer une perte de 200000 euros. En termes de chiffre d’affaires, nous avons atteint la barre des deux millions d’euros pour 2016 ce qui nous permet d’envisager l’avenir avec sérénité.»

La société espère vendre entre 2.500 et 3.000 foyers par an. M. Rosette estime que le marché français, qui représente près de 40% des ventes, doit être développé dans les années à venir au sein d’un secteur qui reste compétitif malgré la douceur des hivers ou des prix du mazout, pour l’instant, assez bas.

L’administrateur-délégué souhaite également développer l’e-commerce tout en préservant des relations humaines avec ses revendeurs à qui il souhaite rendre confiance au travers de produits toujours de qualité et de haute technicité au travers d’une gamme restreinte d’un tiers.

Lors de la reprise de l’entreprise en août 2016, M. Rosette avait dû se séparer de 70 travailleurs afin de reprendre avec un effectif d’une vingtaine de personnes qui a déjà augmenté d’un tiers en six mois. «Ce sont des contrats interim que nous espérons transformer en contrat à durée déterminée voire indéterminée à terme», précise l’administrateur-délégué.

L’entreprise, qui fête cette année ses 60 ans, connaît depuis 2014 des soucis. Elle avait à l’époque dû se séparer de 26 personnes avant d’être poussée courant 2016 vers la PRJ.