GOSSELIES

Caterpillar rejette l’alternative d’une activité d’assemblage à la place d’une fermeture

Caterpillar rejette l’alternative d’une activité d’assemblage à la place d’une fermeture

Deux premières réunions de débroussaillage ont également eu lieu ces derniers jours entre la direction et les syndicats. Elles sont censées permettre aux deux parties d’avancer dans la perspective du lancement de la phase 2 de la procédure Renault, consacrée à la négociation du plan social, dans les prochaines semaines. AFP

Le groupe Caterpillar a rejeté jeudi lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire la proposition des cadres de l’entreprise de maintenir à Gosselies une activité d’assemblage.

Selon la direction, l’analyse qui a été faite de la proposition a révélé que celle-ci ne permettait pas de rencontrer les objectifs en termes de surfaces de production et qu’elle sous-entendait une vulnérabilité plus grande pour les deux sites (Gosselies et Grenoble) qu’elle impactait.

Mi-janvier, quelques cadres de l’entreprise avaient présenté au groupe une alternative à la fermeture complète du site de Gosselies. Ils proposaient d’y maintenir une activité d’assemblage de chargeuses sur pneus susceptible d’occuper quelque 400 personnes.

Selon la porte-parole du site, le groupe a analysé la proposition à trois niveaux. Le premier a validé les chiffres et les hypothèses reprises dans la proposition. A un second niveau, le groupe s’est intéressé à son objectif global de réduction des coûts fixes et des surfaces de production.

«Pour les surfaces de production, les résultats en cas de mise en œuvre de l’alternative n’auraient pas été aussi bons que ceux attendus en cas de fermeture», a indiqué la porte-parole. A un troisième niveau d’analyse, le groupe a conclu également que les sites de Gosselies et de Grenoble auraient été plus vulnérables en cas d’application de l’alternative. La fermeture du site de Gosselies devrait en effet permettre au site de Grenoble de récupérer l’activité d’assemblage.

Les syndicats déçus

Les syndicats ont exprimé leurs regrets. Ils ont toutefois convenu qu’ils s’attendaient dans une certaine mesure à cette réponse de la part des responsables du groupe.

«La proposition des cadres est financièrement viable et techniquement faisable. Caterpillar a validé l’approche et les chiffres présentés. Si le groupe a rejeté la proposition, c’est pour des raisons uniquement stratégiques», a indiqué Cathy Verhaeghe, déléguée principale Setca.

«Les indicateurs que nous avions reçus présageaient de la réponse négative du groupe. En estimant que l’alternative des cadres posait un problème en termes de réduction de la surface de production du groupe, celui-ci ferme la porte à tout maintien d’activité à Gosselies», a souligné pour sa part Emmanuel Chemello, permanent CSC.

Selon ce dernier, les travailleurs et les syndicats vont désormais devoir se tourner progressivement vers la négociation des conditions de départ, liée à la phase 2 de la procédure Renault.

Les syndicats ont tenu jeudi après-midi deux assemblées générales du personnel avant une troisième programmée dans la soiréeAu travers de celles-ci, ils souhaitent informer le personnel du rejet de la proposition des cadres par le groupe ainsi que du contenu des premières rencontres de «débroussaillage» tenues avec la direction locale.

Les syndicats veulent notamment développer devant les travailleurs les raisons avancées par la direction pour écarter la proposition des cadres de maintenir sur le site carolo une activité d’assemblage de chargeuses sur pneus susceptible d’occuper quelque 400 travailleurs (317 de Caterpillar et 80 chez des sous-traitants).


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