ETATS-UNIS

Donald Trump est devenu le 45e président des États-Unis et clame «l’Amérique d’abord»

Donald Trump est devenu le 45e président des États-Unis et clame «l’Amérique d’abord»

AFP

Donald Trump est devenu officiellement le 45e président des Etats-Unis, ce vendredi.

Donald Trump est devenu ce vendredi 20 janvier 2017 le 45e président des États-Unis, prenant les rênes d’un pays profondément divisé, tant son style et ses propos, volontiers provocateurs, ont attisé les tensions.
Main gauche sur la bible, main droite levée, le magnat de l’immobilier, porté au pouvoir sur une rhétorique anti-élites, a prêté serment comme l’ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou John F. Kennedy.

« Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis », a-t-il déclaré, sur les marches du Capitole, cravate rouge et visage grave.

La cérémonie, suivie en direct par des millions de personnes à travers le monde, a un goût de revanche pour l’homme d’affaires de New York dont l’annonce de candidature, en juin 2015, avait été accueillie par des ricanements, chez les républicains comme chez les démocrates.

Inquiétude et foule moins nombreuse

A 70 ans, sans la moindre expérience politique, diplomatique ou militaire, il succède à la tête de la première puissance mondiale au démocrate Barack Obama, 55 ans, sous le regard inquiet des alliés des États-Unis, échaudés par ses déclarations tonitruantes, parfois contradictoires.

Outre M. Obama, trois ex-président étaient sur place : Jimmy Carter, George W. Bush et Bill Clinton. Hillary Clinton, battue lors de l’élection du 8 novembre, était également présente.

Dès avant l’aube, sous un ciel menaçant, des milliers d’Américains s’étaient rassemblés sur le National Mall qui fait face à l’imposant bâtiment. Mais les vues aériennes des immenses pelouses montrait une mobilisation populaire limitée, dans un contraste saisissant avec l’inauguration de Barack Obama, au même endroit, il y a huit ans.

Chez les partisans de la première heure du républicain, l’espoir était sincère, avec la conviction d’assister au début « d’une nouvelle ère ».

« Je ne suis pas d’accord à 100 % avec la façon dont (Donald Trump) s’exprime mais c’est un homme d’affaires qui a réussi et ce n’est pas un politicien », dit Miguel, 54 ans. « Je pense qu’il tiendra ses promesses ».

« Il a su faire simple pour les gens moyens, et il a réussi à rassembler les gens », ajoute Michael Hippolito, policier new-yorkais à la retraite.

Le discours d'investiture

Donald Trump a affirmé qu’il tenait à mettre à présent « l’Amérique d’abord », lors d’un discours d’investiture à la tonalité très offensive vendredi juste après sa prestation de serment.

« Nous nous sommes réunis aujourd’hui et nous décrétons pour être entendus dans chaque ville, chaque capitale étrangère et dans chaque lieu de pouvoir qu’à compter d’aujourd’hui une nouvelle vision prévaudra dans notre pays : ce sera l’Amérique d’abord et seulement l’Amérique », a lancé le 45e président des États-Unis.

« Ensemble nous allons rendre à l’Amérique sa force. Nous allons rendre à l’Amérique sa prospérité. Nous allons rendre à l’Amérique sa fierté. Nous allons rendre à l’Amérique sa sécurité. Et oui, ensemble, nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur », a martelé Donald Trump, reprenant son slogan de campagne.

« Une nouvelle fierté nationale va élever nos regards et guérir nos divisions », a-t-il encore déclaré.
Au plan économique, « nous allons suivre deux règles simples : acheter américain, embaucher américain », a souligné M. Trump.

Le nouveau président des États-Unis s’est aussi engagé à ce que sa présidence montre la voie « pour l’Amérique et pour le monde, pour des années ».

Dans un discours politique combatif d’une quinzaine de minutes, juste après avoir prêté serment sur la bible, le 45e président des États-Unis a également promis de « renforcer les vieilles alliances et d’en forger de nouvelles », tout en déplorant que depuis des années l’Amérique ait « subventionné les armées d’autres pays », sans dire toutefois à quels États étrangers il faisait référence.

Le milliardaire républicain a par ailleurs promis d’« éradiquer » le « terrorisme islamique radical ».
Nous allons « unifier le monde civilisé contre le terrorisme islamique radical, que nous allons éradiquer complètement de la surface de la Terre », a-t-il déclaré sous les applaudissements de plusieurs centaines de milliers de personnes.