SANTE

Un bébé conçu par une nouvelle technique de FIV à «trois parents»

Un bébé conçu par une nouvelle technique de FIV à «trois parents»

Le bébé a été conçu en utilisant les ADN de trois personnes. Reporters (Illustration)

Un bébé est né en Ukraine après avoir été conçu par fécondation in vitro avec l’ADN de trois parents différents selon une technique améliorée utilisée pour la première fois, a annoncé ce mercredi le directeur d’une clinique spécialisée de Kiev.

L’enfant, un garçon, a été conçu en utilisant les ADN de trois personnes: ceux de sa mère et de son père, qui ne pouvaient avoir d’enfant, et celui d’une donneuse d’ovule, selon la technique dite du «transfert pronucléaire», a déclaré Valeri Zoukine, le directeur de la clinique d’assistance à la procréation Nadiya, à Kiev.

«C’est le tout premier recours au transfert pronucléaire dans le monde», a déclaré Zoukine.

La clinique a précisé dans un communiqué que la mère de 34 ans avait donné naissance à un garçon en bonne santé le 5 janvier après avoir tenté en vain d’avoir un enfant pendant 15 ans, et plusieurs tentatives infructueuses de fécondation in vitro (FIV).

La méthode du transfert pronucléaire, exposée en juin dans une publication de la revue scientifique Nature, vise à éviter au maximum la transmission de maladies mitochondriales graves lors de la fécondation in vitro (FIV).

Un ovocyte fécondé et réimplanté

Pour éviter ces maladies transmises exclusivement par les femmes, les scientifiques ont depuis plusieurs années développé différentes techniques de fécondation in vitro nécessitant trois parents pour un enfant: un père, le noyau de l’ovocyte de la mère et l’ovule énucléé d’une donneuse.

La technique dénommée «transfert pronucléaire» (PNT) consiste à prélever le noyau de l’ovule de la future mère susceptible de porter des mitochondries défaillantes et de le féconder avec du sperme du père, puis de le transférer dans l’ovule énucléé sain de la donneuse.

On obtient ainsi un ovocyte fécondé issu d’un homme et de deux femmes, comportant les caractéristiques génétiques des deux parents mais également l’ADN mitochondrial de la donneuse.

L’ovocyte fécondé est ensuite réimplanté dans l’utérus de la future mère, comme dans le cas d’une fécondation in vitro classique.