WAVRE

Jean-Paul Wahl en a marre du «petit Donald Trump du BW»

Jean-Paul Wahl en a marre du «petit Donald Trump du BW»

Jean-Paul Wahl a taclé sèchement André Antoine. ÉdA – 301639383458

Jean-Paul Wahl n’a pas mâché ses mots lors de son discours de la traditionnelle cérémonie des vœux du MR, samedi, à Wavre. Pointé du doigt, André Antoine en a pris plus que sa part.

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Jean-Paul Wahl, président de la fédération provinciale du MR a plutôt fait court dans son discours à l’occasion des vœux 2017. Soutenu par ses deux vice-présidentes, Anne Masson et Valérie De Bue, le bourgmestre de Jodoigne n’a pas du tout mâché ses mots. «Pour que le Brabant wallon soit enfin respecté par le PS, le cdH et le gouvernement wallon, a-t-il d’abord précisé. On en a assez d’être systématiquement mis sur le côté. On en a assez de toutes ces querelles. On en a assez de voir nos communes pénalisées par une augmentation fiscale injuste. On en a assez que la mobilité ne soit pas mieux gérée par le gouvernement wallon. On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon…»

Le ton était donné. Valérie De Bue a quelque peu tempéré la position tranchée de son président. «La province du Brabant wallon doit avoir sa part de la politique publique mise en place par le gouvernement wallon. Ce qui n’est pas le cas. Trop souvent, le Brabant wallon est encore considéré comme le dortoir de Bruxelles, constate la députée. Or, il y a une vraie identité brabançonne, de plus en plus palpable, avec des besoins, des spécificités. Logement, mobilité, enseignement, infrastructure, culture, nous passons trop souvent après les autres. Les exemples sont nombreux. Finalement, dans l’esprit de ce gouvernement, c’est un peu comme s’il n’y avait que des riches en Brabant wallon. Ce n’est pas le cas. Certes, le Brabant wallon est une des provinces qui tire la Wallonie. Le gouvernement est d’ailleurs très content qu’il en soit ainsi, surtout quand il s’agit de présenter des statistiques. Mais finalement et quoi qu’il en soit, c’est la bonne gestion de nos communes qui est pénalisée.»