Publifin: les gros soupçons de Paul Furlan

Publifin: les gros soupçons de Paul Furlan

Paul Furlan le déplore: «Il y a des mandataires qui trichent» BELGA

Fin 2016, les révélations à propos de rémunérations octroyées par l’intercommunale Publifin à certains mandataires secouaient la classe politique. Le ministre Paul Furlan a réclamé une enquête administrative. Celle-ci n’est pas clôturée mais le ministre donne le ton: il sera intransigeant si l’enquête révèle des illégalités. Il le sera d’autant plus qu’il se dit révolté par ceux qui disent «que tout le monde savait».

«On m’a roulé dans la farine»

Paul Furlan ne décolère donc pas et le dit clairement: la minorité de mandataires qui trichent sera pourchassés par leurs états-majors respectifs. Au passage, il explique comment ces «tricheurs» parviennent à contourner les règles sur le cumul des mandats.

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«Qu’ils soient prudents avant de rembourser»

Lorsque l’affaire Publifin a éclaté, certains mandataires ont immédiatement annoncé qu’ils verseraient les rémunérations litigieuses à des œuvres caritatives. «Qu’ils soient prudents», tonne le ministre. «Car si l’enquête démontre que ces pratiques sont illégales, ces mandataires devront rembourser l’intercommunale Publifin»

-> LIRE ICI: « Qu’ils soient prudents avant de rembourser »

«Il faudrait élever une statue à cet échevin»

C’est un échevin de la petite commune d’Olne qui avait découvert le pot aux roses. Paul Furlan confie son admiration pour le courage de cet échevin «qui a fait son boulot». Le ministre dit même sans rire qu’il faudrait «élever une statue à cet échevin qui est le seul, dans les 76 communes actionnaires de Publifin, à avoir fait usage de ce que la loi lui permettait pour obtenir des informations.

-> LIRE ICI: « Il faudrait élever une statue à cet échevin »

«J’ignorais que mon chef de cabinet était administrateur chez Publifin»

Au cours de l’interview qu’il nous a accordé, Paul Furlan a failli tomber de sa chaise quand on lui a parlé de son chef de cabinet adjoint qui est aussi administrateur chez Publifin. Bourgmestre de Wanze, Claude Parmentier a en effet les deux casquettes. Paul Furlan encaisse le coup mais précise que l’enquête n’est pas diligentée par son cabinet mais par l’administration.

-> LIRE ICI: Son chef de cabinet adjoint est chez Publifin

«Il faut exiger les déclarations fiscales»

Comment éviter les abus de la part des mandataires? Paul Furlan propose que l’on exige leurs déclarations fiscales. Ni plus ni moins. Mais conscient que ça ne sera pas aisé, il propose d’autres solutions. Comme la limitation des mandats non exécutifs ou encore que l’argent de ces mandats soit versé aux Communes et non aux mandataires qui les représentent. Une façon de mieux contrôler qui et combien gagne de l’argent grâce à ces mandats.

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