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Comme en Belgique, le don d'organes encouragé en France

Comme en Belgique, le don d'organes encouragé en France

En France, un document officiel sera désormais obligatoire pour s'opposer au don d'organes. Reporters

A partir du 1er janvier, en France, le prélèvement d'organes sur une personne décédée et non-inscrite au registre des refus sera facilité. Comme chez nous.

Selon des chiffres publiés par Le Monde, ils étaient 21.000 en France l'an dernier à attendre une greffe. En 2015 toujours, plus de 550 patients sont décédés alors qu'ils se trouvaient sur une liste d'attente pour obtenir un nouvel organe.

Grâce à la modification de la loi Santé, qui entre en vigueur à partir du 1er janvier 2017, ces chiffres devraient diminuer. En effet, et comme l'indique L'Express, les familles et les proches des personnes décédées, non-inscrites au registre national des refus, ne pourront plus s'opposer au don d'organe(s). 

«Sous l'émotion»

Ceci étant, d'autres moyens officiels, outre l'inscription au registre national des refus, vont également être instaurés afin de permettre aux personnes de s'opposer au don d'organes. «Les personnes opposées au prélèvement d'organes auront notamment la possibilité d'exprimer leur choix par un document écrit et signé, qu'elles pourront confier à un proche.»

Qu'il s'agisse de l'inscription au registre national des refus ou de la rédaction et de la signature de ce document, c'est un fameux changement. En effet, et malgré le principe dit «de consentement présumé» en vigueur depuis 1976, les familles et les proches des personnes décédées pouvaient s'opposer au don d'organes, même sans document officiel.

De quoi, selon les porteurs de la réforme, aboutir à une diminution du don d'organes, «les familles pouvant prendre une décision "sous l'émotion" puis la regretter.»

Chez nous aussi, le don d'organes encouragé

La pénurie de donneurs ne fait aucun doute. A titre indicatif, en 2015, plus de 1200 patients étaient en attente d'un don d'organes. Et ce, malgré une augmentation sensible du nombre de donneurs ces dernières années: de 33.000 en 2005 à plus de 220.000 dix ans plus tard.

Aujourd’hui, de nombreuses transplantations s’effectuent grâce à des personnes qui donnent un organe de leur vivant. L’objectif est donc d’encourager ce type de comportement.

Dès le printemps prochain, les frais à charge des donneurs seront revus à la baisse. Ceux-ci ne devront dès lors plus honorer les soins médicaux réalisés dans l’année qui suit leur admission à l’hôpital, pour le prélèvement d’organe.

Pendant cette période, les coûts sont particulièrement élevés. Entre la 1re et la 10e année, les consultations de même que les prestations de radiologie ou de biologie clinique ne seront plus à leur charge.

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