BRUXELLES

La N-VA critique l’arrivée annoncée de Laurence Bovy à la tête Vivaqua

La N-VA critique l’arrivée annoncée de Laurence Bovy à la tête Vivaqua

La N-VA critique le choix de Laurence Bovy (à gauche sur cette photo prise lors des négociations menées par le formateur, Elio Di Rupo, en 2011), jugée trop proche du PS. Photo News/Christophe Licoppe

La présidence de société de distribution d’eau à Bruxelles est l’objet d’une passe d’arme entre la N-VA et le PS.

La N-VA a dénoncé mercredi l’annonce de l’arrivée probable de Laurence Bovy à la tête de Vivaqua, la société de distribution d’eau à Bruxelles, comme évoqué mercredi dans un article des journaux Tijd/l’Echo.

«La réaction du bourgmestre (Yvan) Mayeur, président de Vivaqua, affirmant qu’il ne s’agit pas d’une nomination politique montre combien la direction de Bruxelles cultive le surréalisme de René Magritte», a commenté le conseiller communal N-VA Johan Van den Driessche.

Selon ces journaux, Mme Bovy, ancienne proche collaboratrice de Laurette Onkelinx, devrait être désignée ce mercredi au poste de directrice générale de l’intercommunale, bien qu’elle n’ait décroché que la troisième place d’une liste élaborée par un chasseur de têtes Egon Zehnder sollicité par Vivaqua.

«Si cette candidate, qui n’est arrivée que troisième d’un classement établi par un chasseur de têtes réputé, est désignée sur base de ses compétences, ce ne sera que pour sa compétence à être au service de monde du PS», a conclu le conseiller N-VA.

Ce pré-classement réalisé par Egon Zehnder avait placé en tête Luc Lallemand, l’actuel patron d’Infrabel, jugé «excellent», devant Olivier Lagneau, un ingénieur actif au sein de Vivaqua depuis de nombreuses années, qualifié de «très bon» et Laurence Bovy, en troisième position donc.

Cette shortlist a ensuite été soumise à un jury désigné par Vivaqua qui a procédé à l’audition séparée des trois candidats le 12 décembre dernier. Une épreuve de laquelle Mme Bovy est sortie cette fois en tête, devant Luc Lallemand et Olivier Lagneau, dans cet ordre.

Selon le rapport du jury dont Belga a obtenu copie mercredi à bonne source, Laurence Bovy s’est montrée lors de cette entrevue «plus précise dans les perspectives à venir de l’entreprise en faisant preuve d’une vision réaliste des défis structuraux, financiers et politiques».

Elle a par ailleurs démontré une «plus grande capacité à créer une dynamique favorable tant avec le comité de direction qu’avec les organes de gestion de l’entreprise».

Bien que Luc Lallemand ait fait «forte impression» devant ce même jury, sa prestation a néanmoins manqué de «structure et de perception de son auditoire avec lequel il était peu en prise. […] Il s’est par ailleurs placé dans une énergie plus formelle, peut-être un peu froide», estime le jury qui juge son approche «plus théorique que pragmatique».

Cet avis a été soumis au conseil d’administration de Vivaqua appelé à désigner le nouveau directeur de l’intercommunale. Sa décision est attendue ce mercredi.

Face à la polémique autour de cette désignation contraire à une préselection opérée par le chasseur de têtes Egon Zehnder, le conseil d’administration de Vivaqua précise mercredi soir dans un communiqué qu’il était demandé au chasseur de tête EgonZehnder de «proposer» une liste de trois candidats.

«Pour ces trois candidats, la dernière étape de la sélection consistait en une épreuve orale devant un jury externe qui a placé Mme Bovy en première position», souligne Vivaqua.

Le conseil d’administration a suivi l’avis du jury externe par 15 voix pour, 8 contre et 2 abstentions.

«Les responsables politiques de Vivaqua ne sont intervenus à aucun moment dans l’examen des candidats, et le conseil d’administration a salué la procédure et sa transparence, avant de se prononcer», assure le communiqué.

Longtemps chef de cabinet de Laurette Onkelinx, Laurence Bovy a été préférée aux deux autres candidats: Luc Lallemand, patron d’Infrabel, et Olivier Lagneau, un ingénieur qui a fait l’essentiel de sa carrière au sein de l’intercommunale de distribution d’eau.