POLITIQUE

Visa refusé à une famille syrienne: si «un juge veut faire les lois, il doit figurersur une liste» selon De Wever

Visa refusé à une famille syrienne: si «un juge veut faire les lois, il doit figurersur une liste» selon De Wever

Bart De Wever BELGA

La N-VA n’en démord pas: le président Bart De Wever a maintenu le point de vue de son parti à propos du refus d’octroyer un visa à une famille syrienne. Il invite même les juges qui voudraient faire la loi à s’inscrire sur des listes électorales…

Le président de la N-VA Bart De Wever a maintenu le point de vue de son parti à propos de l’octroi d’un visa à une famille syrienne. Dans un billet publié sur le site internet du parti, il invite même les juges qui voudraient faire la loi à s’inscrire sur des listes électorales.

Dans ce billet, le président des nationalistes met en garde contre le «gouvernement des juges», c’est-à-dire des juges qui feraient preuve d’activisme en appliquant la loi. Il accuse certains juges d’étendre insidieusement le pouvoir judiciaire en ne se contentant pas d’interpréter les lois mais de leur donner une signification nouvelle.

«Et si un juge veut faire les lois, il doit figurer sur une liste et demander le jugement du citoyen. C’est l’équilibre entre l’État de droit et la démocratie», ajoute-t-il.

A l’instar du secrétaire d’État à l’Asile, Theo Francken, De Wever a répété que, selon lui, la décision prise par le Conseil du contentieux des étrangers à propos de la famille syrienne, qu’un arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles impose à l’État d’exécuter, mettait en péril toute la politique d’asile de la Belgique. Elle repose, soutient-il, sur une interprétation inédite de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), qui n’est partagée par personne en Europe. «Theo Francken ne peut rien faire, il ne peut pas appliquer unilatéralement la CEDH», souligne M. De Wever.

«Si un gouvernement des juges décide qu’une migration incontrôlée est la meilleure des choses pour le pays, je dois m’y opposer pour défendre l’intérêt général et la démocratie», conclut-il.