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Des os retrouvés dans les grottes de Goyet témoignent du cannibalisme néandertalien

Des os retrouvés dans les grottes de Goyet témoignent du cannibalisme néandertalien

- ÉdA

Des fouilles dans les grottes de Goyet ont permis de découvrir des restes néandertaliens qui attestent du premier cas de cannibalisme néandertalien en Europe du Nord, selon la revue Nature.

Des restes néandertaliens issus de fouilles dans les grottes de Goyet, près de Namur, témoignent du «premier cas de cannibalisme néandertalien en Europe du Nord», selon une étude publiée en juillet dans la revue «Nature» et mise à la lumière ce mardi par le Musée du Cinquantenaire. Plusieurs des os analysés ont aussi été utilisés comme outils, peut-on lire dans la publication, fruit de la collaboration d’une équipe internationale.

Les chercheurs, parmi lesquels deux paléontologues de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, ont analysé 99 restes néandertaliens récemment identifiés issus des fouilles effectuées aux XIXe et XXe siècles dans les grottes de Goyet à Mozet, en province de Namur. Tous ces restes, qui sont conservés dans différents musées de Belgique, sont datés entre 45.500 et 40.500 ans.

Plusieurs ossements ont été utilisés comme outils malgré leur origine humaine, ont observé les chercheurs. De plus, de nombreuses marques de coups et des entailles relevées sur d’autres ossements montrent que les hommes dont ils proviennent ont probablement été tués et qu’on a ensuite extrait de la moelle osseuse de leurs tibias. Ces traces sont similaires à celles retrouvées sur des os d’animaux tués pour leur viande.

«Le site de Goyet fournit la première preuve non ambiguë de cannibalisme néandertalien en Europe du Nord», conclut l’étude. Mais ses auteurs ignorent si les Néandertaliens décharnaient leurs semblables dans le cadre de rites ou uniquement pour leur viande.