Fidel Castro n’aura pas de statue

Une garde d’honneur veille sur la tombe où Raul Castro a déposé les cendres de son frère, Fidel. AFP

Les funérailles de Fidel Castro ont clos neuf jours de deuil national à Cuba. Le «lider maximo» n’aura ni statue ni monument dans l’île.

Raul Castro a été formel: il n’y aura ni monument ni statue dédiés à son frère Fidel.

Expliquant que «le leader de la révolution rejetait toute manifestation du culte de la personnalité […] jusque dans ses dernières heures», Raul Castro a annoncé samedi soir, à la veille des funérailles de son frère décédé le 25 novembre, que sa volonté serait respectée.

Ainsi, ni son nom ni sa figure ne seront utilisés pour baptiser des institutions, places, parcs, avenues, rues ou autres sites publics, et aucun monument, buste, statue ne sera érigé, a-t-il précisé.

Dans l’intimité

C’est d’ailleurs dans l’intimité que ses cendres ont été inhumées ce dimanche à Santiago de Cuba, berceau de la révolution castriste, lors d’une cérémonie qui a clos neuf jours de deuil et tourné la page de plus d’un demi-siècle d’histoire de l’île.

Contrairement à ce qui était attendu, ces funérailles n’ont pas été retransmises en direct par la télévision d’État, tandis que les médias étrangers ont été tenus à bonne distance du cimetière.

Un photographe de l’AFP a pu constater à distance que la cérémonie s’est déroulée en présence d’une trentaine de personnes, et que Fidel Castro a été enterré près d’un mausolée dédié aux victimes de l’attaque ratée de la caserne de la Moncada à Santiago en 1953, considérée comme l’acte fondateur de la révolution cubaine. Ce mausolée est situé à quelques mètres de celui de José Marti, père de l’indépendance de Cuba.

Ces funérailles avaient été précédées d’une courte procession des cendres de Fidel Castro vers le cimetière Santa Ifigenia, devant lequel était massée une foule de plusieurs milliers de personnes qui a scandé «Viva Fidel» au passage de l’urne recouverte d’une coque de verre, placée sur une remorque tirée par une jeep militaire.