Nuisances des avions - Le patron de l'aéroport invoque l'urgence d'adopter une loi aérienne

Le CEO de Brussels Airport Company (BAC), Arnaud Feist, a appelé vendredi à l'adoption d'une loi aérienne afin de régler le problème du survol des zones autour de l'aéroport et permettre le développement de celui-ci.

"Il est urgent qu'une loi soit adoptée, qui procure la sécurité juridique à tout le monde", a expliqué le patron de la société gestionnaire de l'aéroport national sur le plateau de "Ter Zake" (VRT).

Le gouvernement flamand a annoncé vendredi qu'il enclenchait une procédure en conflit d'intérêts contre la décision bruxelloise de ne plus appliquer de seuil de tolérance au respect de ses normes de bruit. Il redoute que les zones de la Région flamande entourant l'aéroport subissent un nombre accru de nuisances. L'équipe de Geert Bourgeois veut aussi mettre la pression sur le gouvernement fédéral et son ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), afin d'obtenir l'adoption d'une loi aérienne qui pérenniserait les routes empruntées par les avions.

En actionnant la procédure, le gouvernement flamand renvoie le dossier au comité de concertation, organe qui réunit les différents gouvernements du pays, pour une période de 60 jours. "Nous espérons que pendant ces 60 jours une concertation aura lieu pour trouver une solution réaliste", a souligné M. Feist qui craint toutefois que le problème ne devienne communautaire, "ce qui n'est bon pour personne".

Dès lors qu'une loi aérienne sera adoptée, il sera possible d'envisager le développement de l'aéroport et d'"éventuelles compensations" pour les riverains, a précisé M. Feist qui a évoqué des travaux d'isolation ou même des expropriations.

Le CEO de BAC craint lui aussi les effets de la décision bruxelloise qui pourrait, selon lui, multiplier par 5 le nombre d'amendes infligées aux compagnies aériennes dont les avions survolent Bruxelles et inciter certaines d'entre elles à abandonner Zaventem.