BERLOZ

Au cœur des moulins de Hesbaye

On ne s’étonne plus de voir les éoliennes battre l’air de nos campagnes. Mais rares sont ceux qui ont la chance de les découvrir de l’intérieur.

Berloz par une froide après-midi de fin d’automne, EDF-Luminus nous ouvre la porte d’une de ses éoliennes. Céline Rycerski et Laurent Gonzalez, employés du producteur d’électricité, nous guident à l’intérieur de ce gigantesque générateur.

En quelques clics sur un tableau de commande, la turbine est mise à l’arrêt. C’est que, pour des raisons de sécurité, il n’est pas question de s’aventurer dans les entrailles de la bête lorsque celle-ci est en éveil. De même, pour la visite, notre hôte nous impose le port du casque et d’un harnais de sécurité.

Pour progresser à l’intérieur du mât, nous empruntons d’abord un ascenseur exigu qui nous évite ainsi de gravir les 93 mètres de hauteur par l’échelle de service. À l’intérieur de cet immense tube, les sons sont amplifiés, transformés. Les bruits du treuil, des mousquetons de notre harnais résonnent d’un son métallique.

Le métal encore chaud

Il nous faut encore grimper quelques échelons et nous faufiler pour arriver dans la nacelle qui abrite toute la machinerie. Ce qui marque d’emblée, c’est la taille de ce local. Minuscule vu d’en bas, il est vaste une fois à l’intérieur. Autre étonnement: les éléments métalliques que nous enjambons sont encore tièdes de par leur fonctionnement il y a quelques minutes. Par contre, une fois la trappe d’accès franchie pour aller au sommet, le froid est saisissant à cause du vent.

Harnachés à la structure, du sommet nous contemplons la campagne hesbignonne. Les gigantesques pales semblent tendre les bras vers le pâle soleil. Lentement, elles pivotent sur elles-mêmes alors que l’éolienne a été mise à l’arrêt. Et l’on se prend de vertige en imaginant le souffle et l’énergie produite lorsque la turbine tourne à plein régime…

Un axe gigantesque

Derrière les trappes amovibles, on distingue le rotor où se rejoignent les trois pales. Elles font tourner un axe gigantesque qui traverse la nacelle.

Dans le prolongement, un multiplicateur qui va entraîner un autre axe. C’est celui-ci qui va alimenter le générateur qui se situe plus à l’arrière de la nacelle.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’intérieur du mat n’est pas tapissé de câbles installés de manière anarchique. L’ensemble est même assez dénudé. À part l’échelle de service et l’ascenseur, on distingue un chemin de câbles placé de manière assez discrète. C’est pourtant par là que passe toute l’électricité produite pour aller rejoindre, à la base de l’éolienne, l’armoire de couplage au réseau électrique.