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Seniors: 5 conseils pour conduire en toute sécurité

Seniors: 5 conseils pour conduire en toute sécurité

La famille a également un rôle à jouer. N’hésitez pas réapprendre le code de la route à vos aînés. JackF – Fotolia

Se déplacer reste, pour de nombreux seniors, plus qu’essentiel. Mais avec l’âge, certains sens, essentiels à la conduite, diminuent. Il est nécessaire de s’en rendre compte et de s’adapter.

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Selon l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR), 14,5 % des conducteurs de voiture impliqués dans un accident mortel étaient âgés de 65 ans et plus pour la période 2011-2015. C’est certain, la perte de l’ouïe et de la vision rendent la conduite plus dangereuse. Mais il est malgré tout possible de continuer à conduire en toute sécurité.

1. Avoir une conduite anticipative

Avec l’âge, les réflexes diminuent. Une personne plus âgée prendra plus de temps à réagir à un obstacle qu’un jeunot de 18 ans. Cela est dû à une moins bonne vision périphérique et une évaluation des distances plus lente. Il faut en être conscient et adopter une conduite dite anticipative. Cela consiste à porter le regard le plus loin possible et à garder une distance de conduite suffisante. Cela vous laissera du temps pour réagir, et, cerise sur le gâteau, diminuera votre consommation.

2. Conduire le plus souvent possible

La conduite, ce n’est pas comme le vélo, ça s’oublie. Il est essentiel pour les seniors de continuer à pratiquer pour garder une certaine habitude de la route. Même si ce n’est que pour des petits trajets. Même si votre conjoint ou vos enfants sont dans la voiture, demandez le volant. La pratique d’une activité physique peut également vous aider pour être plus à l’aise dans les mouvements de conduite.

3. Se mettre à niveau

Contrairement à différents pays européens comme la Suisse ou l’Italie, le permis belge n’a pas de date limite. Une fois que vous l’avez acquis, vous ne devez plus passer aucun test. L’aptitude à la conduite relève alors de la responsabilité de chacun. Soyez honnête avec vous-même et osez reprendre des cours quand il le faut. De nombreuses auto-écoles proposent ce service. C’est le cas de l’auto-école Peiffer de Malmedy, par exemple. Les moniteurs y proposent des cours de remédiation théoriques – un code de la route, cela change en 50 ans – mais aussi pratiques. «On a pas mal de clientes qui, suite à la mort de leur mari, veulent continuer à se déplacer. Elles ont le permis, mais n’ont jamais eu l’habitude de prendre le volant. Elles viennent chez nous pour réapprendre à maîtriser leur véhicule. On les aide à détecter les dangers sur leurs trajets habituels, par exemple.»

4. Faire attention aux effets néfastes des médicaments

Attention, certains médicaments peuvent altérer la conduite. Il est impératif de lire la notice ou de demander à votre médecin s’il ne diminue pas votre vigilance au volant. Votre médecin peut également vous envoyer faire un test CARA (voir encadré) pour estimer votre capacité à conduire.

5. Se remettre en question

Selon Belinda Demattia, responsable de la communication de l’AWSR, le plus important est d’être honnête avec soi-même. «On s’en rend compte quand on est moins alerte, moins efficace sur la route. Il faut alors savoir se remettre en question et faire des compromis pour ne pas être un danger pour soi-même ou pour les autres. Vous pourrez par exemple éviter de rouler la nuit, éviter les autoroutes ou encore ne plus rouler dans un trafic dense. Toutes ces situations stressantes ne sont peut-être plus faites pour vous.» Opter pour des moyens de transport alternatifs comme le train ou le bus peut également être envisagé. D’autant plus qu’ils proposent des tarifs préférentiels pour les seniors.

 

CARA, un test d’aptitude à la conduite

 

En Belgique, vous pouvez vous voir imposer des restrictions de conduite par le CARA. Le Centre d’aptitude à la conduite et d’adaptation des véhicules a pour mission, par une série de tests, d’évaluer l’aptitude à la conduite d’un véhicule. Ces tests mesurent la diminution des capacités fonctionnelles qui peuvent influencer la conduite d’une voiture. Plusieurs médecins, psychologues et experts de la route évaluent les capacités motrices, le temps de réaction et l’orientation spatio-temporelle. Ces tests peuvent être demandés par un médecin, mais pas seulement. Ils peuvent aussi être demandés par les compagnies d’assurances. Si les résultats des tests montrent que la personne n’est plus apte au pilotage d’un véhicule, des restrictions ou des adaptations de conduite peuvent être délivrées.

 


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