FRANCE

Primaire de la droite en France: Fillon et Juppé au second tour, Sarkozy éliminé

François Fillon AFP

François Fillon, largement en tête, et Alain Juppé s'affronteront au second tour de la primaire de la droite française. Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite.

Dernières tendances (mise à jour 23h55)

François Fillon remporte ce premier tour des élections internes à la droite française, tandis qu'Alain Juppé arrive en deuxième position. Ils s'affronteront donc au second tour de la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy est éliminé.

Le dépouillement de 9272 bureaux de vote sur 10228 donnaient Fillon loin devant avec 44,2% des votes, suivi de Juppé (28,4%) et Sarkozy (20,7%).
En quatrième place figure Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%). Viennent après Bruno Le Maire (2,4%), Jean-Frédéric Poisson (1,5%) et Jean-François Copé (0,3%).

Longtemps donné battu au premier tour, François Fillon, 62 ans, avait réalisé une percée fulgurante dans les sondages ces derniers jours. Ce catholique, père de cinq enfants, porte un programme libéral sur le plan économique et conservateur sur les questions de société.

Cet homme austère a réussi à s'imposer dans un duel annoncé entre l'ancien président Sarkozy, 61 ans, qui a mené une campagne très à droite, et le maire de Bordeaux (sud-ouest) Alain Juppé, 71 ans, qui a tenu un discours pondéré et rassembleur pour attirer les voix de la droite modérée et du centre.

De grandes chances de remporter la présidentielle

Celui qui remportera le second tour de la primaire dimanche prochain serait en bonne position pour être élu président de la France dans cinq mois, compte-tenu de l'impopularité et des divisions au sein de la gauche au pouvoir.

La gauche risque en effet d'être éliminée dès le premier tour en avril 2017. Le duel final pourrait donc, selon les sondages, se jouer entre le candidat de la droite, sorti de cette primaire, et Marine Le Pen, la chef de l'extrême droite.

Celle-ci a le vent en poupe, portée par les inquiétudes liées aux attentats jihadistes depuis 2015 et à la crise migratoire qui ont remis ses thèmes de prédilection au centre du débat. Mais jusqu'à présent, les sondeurs estiment qu'elle ne sera pas en mesure de recueillir les 50% de suffrages nécessaires pour être élue.