LIÈGE

La belle histoire de 17 étudiants liégeois, à l’affiche du Voo Rire Festival

La belle histoire de 17 étudiants liégeois, à l’affiche du Voo Rire Festival

Nous avons rencontré la troupe lors d’une répétition, ce jeudi soir. ÉdA Hemann

Lorsqu’ils se sont lancés dans l’écriture d’un spectacle, ces étudiants de la Haute École libre mosane (HELMo) n’imaginaient pas se retrouver à l’affiche d’un festival international du rire. Ils monteront pourtant bien sur scène, ce samedi, au Voo Rire.

C’est un projet né au sein d’une haute école liégeoise qui se transforme en rêve éveillé. Les 17 étudiants qui ont entrepris d’écrire un spectacle et de le jouer se retrouvent bel et bien dans la programmation officielle du Voo Rire. Ils fouleront les planches du Théâtre du Trianon, en Outremeuse, ce samedi soir.

L’aventure est née au sein de la haute école libre liégeoise. «Voici environ un an, nous avons lancé un appel à tous les talents de toutes nos implantations. Une expérience similaire avait déjà été menée l’année précédente», explique Cécile Esser, chargée de projet «Vie étudiante» au sein de Helmo.

Se sont ainsi rencontrés des chanteurs, musiciens, comédiens et autres talents en provenance des différentes implantations de la haute école: Saint-Martin, Sainte-Julienne, HELMo Mode, CFEL, etc. Le projet s’est progressivement construit. «Ils ont créé un spectacle de A à Z, depuis l’écriture, jusqu’à la représentation sur scène», poursuit Cécile Esser. Ils ont pour ce faire été encadrés par trois artistes rompus à la scène: Sarah Cerri, Natacha Kowalski et Sébastien Jurczys.

«Assez spontanément, le spectacle a tourné autour d’une thématique: la mort.» Chouette, on va rire… «Ça peut faire peur, mais franchement, c’est drôle, sinon ils ne seraient pas au Voo Rire», rassure d’emblée Cécile Esser.

Le spectacle, judicieusement intitulé «Vacances éternelles», a été joué une première fois en mars, à la Cité Miroir. «Vu le succès et les rires du public, j’ai contacté les organisateurs du Voo Rire et je leur ai envoyé une captation du spectacle, ils ont accroché.»

Les 17 étudiants ont donc tracé une grosse croix dans l’agenda, à la date du samedi 22 octobre. Les répétitions se sont enchaînées et la dynamique s’est réenclenchée, ces dernières semaines. C’est que «Vacances éternelles» représente un important investissement humain, aussi. «Cette semaine, on répète mercredi, jeudi, vendredi de 17h à 21h ou 22h», détaille Alain Crudenaire, étudiant faisant partie de la troupe.

Mais tous n’y voient aucun inconvénient. «Une vraie belle dynamique est née. On se voit en dehors du spectacle, on est tous devenus potes», poursuit Arthur Schaeck. Le spectacle a créé des liens. Pour la chargée de projet «Vie étudiante» qu’est Cécile Esser, c’est en cela aussi que l’expérience constitue une réussite.

Chacun touche à tout et expérimente. «Personnellement, j’étais venu pour jouer de la batterie ou de la guitare. Finalement, je me retrouve comédien. Des chanteurs jouent, des comédiens chantent, etc. C’est une vraie belle expérience», se réjouit David Zanier, professeur sur le site de HELMo Sainte-Croix.

Toute la troupe y prend du plaisir, cela se sent. «Le spectacle évoque la mort, mais avec une certaine légèreté, avec décontraction, plaisir et humour», assurent Alain Crudenaire et Arthur Schaeck. «Et en même temps, il y a une dimension morale», précise Julie Martinez y Vila, étudiante dans la section HELMo Mode. «Le spectacle pousse les gens à se poser des questions. À la fin, le spectateur se demande quelle sera la suite, ce qu’il se passera après. La fin n’est pas résolue.»

Mieux vaut ne pas en raconter davantage et découvrir le spectacle, assurément.

«Vacances éternelles», au Théâtre du Trianon, le samedi 22 octobre. Infos et tickets sur le site du Voo Rire.