BRUXELLES

La Région bruxelloise offre des stages de codage à cinq jeunes

La Région bruxelloise offre des stages de codage à cinq jeunes

Reporters/STG

Durant deux mois, 5 jeunes bruxellois vont être formés à différents langages informatiques. Parmi eux, deux frères syriens réfugiés.

Le gouvernement bruxellois a décidé d’offrir à 5 jeunes bruxellois l’occasion de pouvoir suivre un stage de codage auprès de la célèbre institution ‘Le Wagon’, a annoncé lundi la secrétaire d’État en charge de la Transition Numérique, Bianca Debaets (CD&V), à l’initiative du projet mené en collaboration avec le ministre de l’Emploi Didier Gosuin (DéFI).

Selon Mme Debaets, le codage est le ticket d’entrée au marché du travail au sein d’un monde numérique.

Le stage consiste en une formation intense au cours de laquelle les jeunes vont apprendre à développer des applications web au travers de différents langages de programmation (HTML, CSS, JavaScript, SQL, Ruby, Ruby on Rails,…). Ces langages de programmation ne sont pas souvent disponibles dans les autres formations scolaires. La formation se déroule du 17 octobre au 16 décembre 2016.

Les cinq jeunes qui disposent de peu de moyens financiers ont été sélectionnés au terme d’une procédure de screening, appuyée de l’expertise de l’ASBL Maks, d’Evoliris et d’Actiris. Ils suivront, en compagnie d’autres jeunes venus des quatre coins du globe, un stage de 9 semaines chez «Le Wagon» d’ici la fin de l’année.

Parmi ces cinq jeunes figurent deux frères syriens, arrivés en Belgique pour fuir la guerre civile. En outre, un jeune père, qui éprouvait des difficultés à trouver un travail à temps plein à cause de la malade grave de sa fille, fait aussi partie des sélectionnés.

Toujours selon Bianca Debaets, ce projet a pu aboutir uniquement grâce au soutien financier de Smart City Scholarships.

La secrétaire d’État a encore dit espérer pouvoir poursuivre et étendre l’initiative l’année prochaine.

Selon Didier Gosuin, les jeunes gens sélectionnés pourront également ensuite effectuer un stage d’au moins trois mois dans une start-up, l’objectif étant d’assurer un bassin de main-d’œuvre qualifiée à Bruxelles, notamment via la conversion des chercheurs d’emploi vers les métiers en pénurie.