SUISSE

Drame de Sierre: demande de test sanguin sur le chauffeur belge du car

Drame de Sierre: demande de test sanguin sur le chauffeur belge du car

L’affaire avait été classée par la justice suisse en août 2015 mais des familles de victimes hollandaises réclament un test sanguin du chauffeur qui a aussi péri dans l’accident. IMAGEGLOBE

Quatre ans et demi après le drame, une nouvelle demande intervient dans l’enquête sur les causes de l’accident qui a fait 28 morts dont 22 enfants.

Les Pays-Bas ont demandé à la Suisse un échantillon de sang du chauffeur de bus belge qui a été tué en 2012 dans la ville suisse de Sierre. Un certain nombre de parents réclament un test sanguin, car ils soupçonnent que l’homme se soit délibérément suicidé.

Les survivants, qui ont été informés sur l’enquête par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, pensent que le chauffeur pouvait souffrir d’un défaut génétique. L’antidépresseur qu’il consommait peut, en fonction de certaines dispositions génétiques, exacerber des tendances suicidaires.

Le ministère néerlandais des Affaires étrangères explique n’avoir aucun doute sur l’enquête suisse, mais désire répondre aux souhaits des proches des victimes. Le département déclare qu’il fera tout ce qui est possible pour répondre à leurs questionnements.

Ce lundi matin, les autorités suisses n’étaient encore au courant d’aucune demande officielle du genre.

L’accident de car dans un tunnel à Sierre le 13 mars 2012 avait causé la mort de 28 personnes dont 22 enfants belges de classes de Lommel et de Heverlee ainsi que néerlandais qui rentraient des classes de neige.

Dans un livre paru en mars, le journaliste d’investigation du quotidien flamand De Morgen Douglas De Coninck affirmait également que l’accident de Sierre était dû «à un acte de désespoir du chauffeur».

Il prenait ce médicament depuis 2 ans

Cependant, en août 2015, le Tribunal fédéral suisse avait classé définitivement la procédure pénale de l’accident de Sierre, une décision saluée par la veuve du chauffeur. Lors de l’instruction, des expertises avaient montré que le chauffeur, âgé de 34 ans, souffrait d’une pathologie coronarienne et qu’il prenait un antidépresseur contenant de la paroxétine, qui peut favoriser une pulsion suicidaire en début de traitement. La justice valaisanne avait toutefois relevé que le chauffeur prenait ce médicament depuis deux ans et que la dose standard avait été diminuée de moitié au début 2012 en vue d’un arrêt complet.