Toujours plus de pensions alimentaires impayées

Toujours plus de pensions alimentaires impayées

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Le nombre d’enfants ayant bénéficié d’une avance de la part du Service des créances alimentaires (Secal) a augmenté en 2015 de près de 15%. Le montant des avances a, lui, augmenté de 11,55% par rapport aux chiffres de 2014.

Une tendance à la hausse qui se confirme pour les 9 premiers mois de l’année 2016, rapportait mardi Sudpresse, citant la réponse du ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) à une question du député Georges Gilkinet (Ecolo).

En décembre 2014, le nombre d’enfants bénéficiant d’une telle avance s’élevait ainsi à 15.159. Douze mois plus tard, ce nombre grimpait à 17.409, soit une hausse de 14,85 pc, souligne Sudpresse tandis que le montant à charge du Secal passait de 2 à 2,2 millions d’euros. En fin d’année, les avances payées cumulées totalisaient la somme de 26,2 millions d’euros.

Et cette tendance à la hausse semble se confirmer en 2016 puisqu’on en était déjà fin septembre à 17.942 enfants aidés, soit une augmentation de 3 pc en l’espace de neuf mois, selon les chiffres communiqués lundi par le SPF Finances.

Sur les cinq dernières années, 93 pc des demandes ont été introduites par des mères, contre 7 pc par des pères et celles-ci provenaient majoritairement de Wallonie, avec 42 pc des dossiers émanant du sud du pays, contre 43 pc du nord et 15 pc de la capitale.

Enfin, le montant moyen annuel payé à titre d’avances pour les années de 2011 à 2015 s’élèvait à 22,7 millions d’euros soit une moyenne de 129,45 euros par enfant.

«Ces chiffres confirment à la fois l’augmentation du risque de pauvreté dans les familles monoparentales et l’importance du service des créances alimentaires. Depuis des années, nous réclamons davantage de moyens pour celui-ci, de façon à permettre la prise en charge des coûts supplémentaires liés à la dégradation de la situation des familles […] et plus particulièrement des femmes, qui sont en très grande majorité celles qui subissent cette situation», rappelle Georges Gilkinet.