ARLON - Enseignement Enova

200 personnes ont défilé pour l’école nouvelle à Arlon

200 personnes ont défilé pour l’école nouvelle à Arlon

Les marcheurs ont chanté tout au long de leur marche revendicatrice. ÉdA – 301403471211

La détermination de créer une «école nouvelle» dans le Sud-Luxembourg sort renforcée. Les autorités communales d’Arlon étaient présentes.

La marche pour une «nouvelle école à Arlon» a connu un beau succès vendredi en début de soirée dans les rues du centre-ville d’Arlon. Près de 200 personnes ont répondu à l’appel des organisateurs et ont défilé dans les rues du chef-lieu, majoritairement des familles avec poussettes et enfants.

Au départ de la marche, en plein marché bio devant l’hôtel de ville, une petite partie protocolaire a rappelé les objectifs de ce groupe de parents et d’enseignants. «Nous voulons voir évoluer l’enseignement vers quelque chose de nouveau, explique Amandine Soyeur, une des membres du comité de pilotage du projet. La nouvelle pédagogie que nous préconisons est centrée sur l’écoute de l’enfant, sur l’absence de notes et sur le développement de l’esprit critique.»

Au milieu du public, le bourgmestre Vincent Magnus et son échevin de l’Enseignement ont écouté les discours, disent être prêts à dialoguer et que leur porte n’est pas fermée. Mais on ne les sent pas à l’aise devant ce projet qui prétend ne pas se situer contre l’enseignement traditionnel, mais qui, visiblement, provoque des interrogations et des craintes.

L’école joyeuse où l’on apprend en s’amusant

Ce type d’enseignement existe dans chacune des autres provinces de la partie francophone du pays, tout spécialement dans le Brabant wallon, mais aussi, à Buzet (Floreffe). L’école de Buzet, baptisée «l’école joyeuse où l’on apprend en s’amusant», est aujourd’hui considérée comme une référence. Force est de constater que la province de Luxembourg est la seule à ne pas disposer de ce type d’établissement.

Pour le comité de pilotage arlonais, la route est encore parsemée d’écueils administratifs, financiers et dans sa recherche de localisation. Cette marche de sensibilisation réussie, que les organisateurs ne voulaient en aucun cas assimiler à une manifestation (les participants ont chanté tout le long du parcours), va décupler leur motivation. «Nous sommes de plus en plus déterminés à aboutir pour la centaine de familles qui soutient notre projet, conclut Isabel Ledecq qui est à l’initiative du projet. Aujourd’hui, on connaît des choses sur les enfants que l’on ne connaissait pas auparavant. Il est logique que l’école évolue en fonction de ces nouvelles connaissances. Une expérience pilote permettra de faire avancer la réflexion pour le bien-être de nos enfants. Je ne comprends pas les réticences par rapport à une expérience qui donne de très bons résultats ailleurs et qui ne remet pas en cause l’enseignement traditionnel.»


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