LIÈGE

Réactions à l’ING de Liège: «Si des agences ferment, ça me rendra triste»

Réactions à l’ING de Liège: «Si des agences ferment, ça me rendra triste»

Quelques craintes sont exprimées par les clients liégeois, qui attendent surtout d’en savoir davantage pour se faire une idée. ÉdA Hermann

Les clients d’ING ont tous entendu parler des pertes d’emploi à venir, au sein de leur banque. Nous en avons croisés quelques-uns à Liège, ce lundi matin. Du côté syndical, on attend les nouvelles, en craignant pour les petites agences.

À Liège, les clients d’ING connaissent bien la grosse agence située à l’ombre de l’opéra, au centre-ville. Sur le coup de 9 h, ce lundi matin, les clients avaient pratiquement tous entendu parler des mauvaises nouvelles concernant leur banque.

Si les clients que nous y avons croisés ce matin expriment quelques inquiétudes pour le personnel, ils ne s’en font pas trop pour leur propre compte. «Vous savez, j’ai 86 ans. Personnellement, ce qui m’importe, c’est de toucher ma pension. Après, je n’ai pas beaucoup de craintes», nous fait savoir un client.

«D’ailleurs, j’attends de voir. On annonce toujours des chiffres et des mauvaises nouvelles, mais que se passe-t-il après? Dernièrement, on prédisait la catastrophe chez mon assureur (Ethias) et j’attends toujours de voir. Il faut voir comment cela va évoluer», poursuit-il. Mais l’homme a toujours été client au sein de cette banque. «À l’époque, à l’armée, on m’a mis à la BBL. Donc si les gens perdent leur emploi, si des agences ferment, ça me rendra triste, c’est certain. Après tant d’années, j’ai un certain attachement.»

Un autre homme qui pénètre dans l’agence Opéra se veut assez rassurant. «Il faut sans doute avoir des craintes pour le personnel, mais en tant que client, je pense que rien ne changera pour moi. C’est en tout cas ce que j’ai entendu à la radio.»

Ce client n’est pas spécialement adepte des nouvelles technologies, pointées comme responsables des pertes d’emploi. «Ce n’est pas mon truc. Je préfère venir à l’agence. Mais c’est vrai qu’on n’a presque plus jamais de contact avec un agent. À l’avenir, est-ce qu’il sera encore évident d’obtenir un rendez-vous avec un agent?», s’interroge-t-il, suite à l’annonce de la disparition de 3 158 emplois dans le pays.

 

Les petites agences devraient encore en pâtir

Du côté syndical, on reste dans l’expectative ce lundi matin. «Pour être sincère avec vous, on attend des nouvelles», explique Raymond Vrijdaghs, permanent dans le secteur finance, à la CNE liégeoise. «Un délégué liégeois de la CNE est dans le conseil d’entreprises d’ING. Il doit nous tenir au courant de toutes les nouvelles.»

On craint un peu d’en apprendre davantage, à vrai dire. «Le climat est plutôt tendu. Il y a eu Axa, P&V, un peu de remous chez Ethias, puis ING. Évidemment, nous avons des craintes pour ce qui concerne les agences en région liégeoise. Et n’oublions pas que Record Bank est concernée aussi. Là, des inquiétudes s’expriment depuis un petit temps.»

Comme souvent, c’est pour les plus petites agences, notamment dans les quartiers, que l’on s’inquiète. «Les plus grosses structures, au centre-ville, ont une capacité d’absorption. Les petites agences vont souffrir, c’est encore dans ce sens

Plus petites agences plus de petites structures capables d’absorber. Dans ce sens-là que ça va tourner évidemment…»