TOURNAI

L’échevin Robert Delvigne va-t-il quitter le collège ?

L’échevin Robert Delvigne va-t-il quitter le collège ?

Tous deux ont le sourire, mais Ludivine Dedonder n’a pas apprécié la sortie de son collègue MR ÉdA – 301356385309

Le conseil communal de Tournai s’est tenu au lendemain d’une sortie assez surprenante de l’échevin MR Robert Delvigne. Surprenante, en ce sens qu’une telle prise de parole, on peut l’attendre d’un citoyen, d’un conseiller de l’opposition voire de la majorité, mais pas vraiment d’un échevin. Ou alors, il démissionne dans la foulée, selon le mot célèbre de Chevènement.

++ A relire: "Tournai, une plaine de jeux sans moniteurs pour Robert Delvigne"

 

Le groupe socialiste, dans un communiqué, parle de «l’amateurisme de l’échevin ad interim, Robert Delvigne […] Il est incorrect lorsqu’on exerce une fonction scabinale de cracher dans sa propre soupe et, au passage, d’écorner à ce point l’image de sa ville. […]Les propos qu’il tient sont donc très désobligeants envers sa propre majorité et son collègue Armand Boite (en charge de la Propreté publique et de la mobilité).»

Dans la mesure où M. Delvigne a annoncé son intention de quitter le centre pour la rue Saint-Éleuthère, le PS grince: «Dans ces conditions, il est utile de poser la question à l’échevin concerné sur ses intentions et savoir si, en politique, il souhaite également quitter le centre pour la périphérie.»

On le voit: la réplique a été cinglante, même si chez une série de conseillers qui ont de bonnes relations avec Robert Delvigne, on assure que la déception l’emporte sur la colère.

Certes, on ne peut pas nier que M. Delvigne comme Mme Marghem n’ont jamais été convaincus par les aménagements conduits en centre-ville. Ils ne sont pas les seuls, c’est le moins qu’on puisse écrire.

Toutefois, et c’est là la faiblesse de la position de M. Delvigne, s’il y a une catégorie de commerces qui s’en tire plutôt mieux que les autres, c’est l’horeca. Or, il nous est arrivé encore tout récemment de voir les quais, la place Saint-Pierre, la Grand-Place bondés, un établissement du haut de la rue des Chapeliers bien garni, mais très peu de monde au Dragon… D’où certains ne se privent pas de souligner un choix malheureux de la part de M. Delvigne lors de la reprise de son établissement au pied du beffroi. En se séparant d’un serveur qui semblait faire partie du fonds de commerce, il aurait perturbé les habitués.

Ce coup-ci, ce sont ses partenaires de majorité qu’il perturbe… L’avenir dira si ces clients-là ont la rancune tenace ou s’ils veulent bien effacer l’ardoise.

++ A lire ce mercredi dans L'Avenir, le compte-rendu du conseil communal de Tournai