Manifestation anti-TTIP et CETA: entre 9000 et 15 000 personnes dans les rues de Bruxelles

De nombreuses personnes sont mobilisées à Bruxelles en ce moment pour manifester contre les traités de libre-échange transatlantiques CETA (avec le Canada) et TTIP (avec les États-Unis) à Bruxelles. La police annonce 9000 manifestants, les organisateurs parlent de plus de 15 000.

Quelque 9.000 personnes, selon la police, défilaient mardi après-midi entre le carrefour Arts-Loi et la place Schuman à Bruxelles pour manifester contre les traités de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada d'une part (CETA) et les Etats-Unis d'autre part (TTIP).

Le cortège a démarré au carrefour Arts-Loi vers 17H15. Les manifestants étaient attendus vers 18H30 place Schuman où est notamment situé le siège de l'exécutif européen.

Les organisateurs attendaient entre 10.000 et 15.000 personnes.

La manifestation est soutenue par les syndicats et les mutualités et par plusieurs associations dont La Ligue des Droits de l'homme, Test-Achats, Tout Autre Chose, Greenpeace ou encore la Fédération des Étudiants Francophones (FEF). Une délégation d'agriculteurs de la Fédération Unie de Groupements d'Éleveurs et d'Agriculteurs (Fugea) était également présente.

Plusieurs partis politiques, élus et militants, ont sorti leurs drapeaux rue de la Loi à Bruxelles, alors qu'ils prenaient part mardi à la manifestation contre les traités de libre-échange transatlantiques TTIP (avec les Etats-Unis) et CETA (avec le Canada).
"Au début de la contestation, nous étions seuls. Aujourd'hui, certains sentent le souffle chaud du PTB dans leur cou et sont présents", a ironisé Raoul Hedebouw, député fédéral pour la formation de gauche radicale. "On le voit: les lignes bougent. Les dirigeants européens sont mis sous pression."

Les partis socialistes, francophone et flamand, étaient également représentés. "Nous ne voulons pas que certains gagnent à un haut niveau et que tous les autres perdent plus bas", a lancé le député sp.a Dirk van der Maelen. Au PS, les élus relèvent cinq problèmes fondamentaux au sein de ces deux traités en cours de négociation dont le fait qu'ils constituent un danger pour les PME et l'agriculture.

Les Verts étaient présents en masse. "Il existe toujours une majorité pour soutenir le CETA", a fait valoir le député européen Ecolo Philippe Lamberts. "Ces traités sont des machines de guerre au profit du big business." L'élu a également taclé la commissaire européenne Cecilia Malmström. "Elle dit que si l'on est contre ces traités, c'est que l'on est trop cons. Non, c'est justement parce que l'on a bien lu le texte que nous sommes contre." La présidente de Groen, Meyrem Almaci, a dit pour sa part souhaiter "du respect pour la base."
Le cdH était également présent. "Il n'y a pas de travail politique sans mobilisation citoyenne derrière", a lancé le député européen Claude Rolin qui a salué la position du gouvernement wallon, auquel son parti participe, "qui permet d'empêcher au CETA d'avancer".