SENEFFE

Refus de permis pour le centre de traitement des déchets Van Gansewinckel à Seneffe

Refus de permis pour le centre de traitement des déchets Van Gansewinckel à Seneffe

Au cours de l’enquête publique, qui s’est clôturée le 1er juin dernier, plusieurs centaines d’habitants de la commune se sont manifestés pour critiquer le projet. Archive RTL

Le groupe hollandais Van Gansewinckel a vu sa demande de permis d’exploitation refusée à Seneffe. Une victoire pour la commune et ses citoyens.

Les fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne ont refusé le permis unique d’exploitation sollicité à Seneffe par le groupe hollandais Van Gansewinckel, a indiqué mardi matin la bourgmestre de Seneffe Bénédicte Poll.

L’entreprise souhaite y développer, sur près de 10 hectares, un centre de recyclage de matériaux de construction susceptible de traiter annuellement quelque 400.000 tonnes de déchets.

Pourquoi ce refus?

Les fonctionnaires de la Région wallonne ont notamment refusé de déroger au plan de secteur qui identifie le site comme un centre d’enfouissement technique. Au-delà, selon Bénédicte Poll, il semble qu’ils aient validé une série des remarques exprimées tant par les communes de Seneffe et de Manage que par des riverains. «Mais la commune doit encore analyser le courrier des fonctionnaires technique et délégué, qui compte 126 pages», a indiqué Bénédicte Poll.

Au cours de la procédure de demande de permis, les communes de Seneffe et de Manage avaient rendu un avis défavorable concernant le projet, mettant notamment en avant les nuisances sonores et environnementales que le projet allait provoquer. Des riverains s’étaient également mobilisés contre le projet durant l’enquête publique.

Face à cette levée de boucliers, l’entreprise avait tenté de faire valoir le travail de dépollution du site qu’elle comptait mettre en œuvre préalablement à la construction des nouvelles installations.

Contre le refus des fonctionnaires technique et délégué, l’entreprise peut introduire un recours auprès du ministre de tutelle dans les prochaines semaines.