JUDICIAIRE

Procès Wesphael: des enquêteurs hésitants

Procès Wesphael: des enquêteurs hésitants

Ce mardi, les enquêteurs qui ont réalisé les premières constations dans la chambre 602 de l’hôtel Ostendais où est morte Véronique Pirotton, sont venus expliquer leurs constatations dans les plus petits détails. Moment difficile pour Bernard Wesphael et la famille Pirotton.

Belga

Les enquêteurs de l’affaire Wesphael semblent hésitants. L’avocat de Bernard Wesphael, leur a posé des questions auxquelles ils ne peuvent pas toujours répondre clairement

Les enquêteurs poursuivent l’exposé de leurs constatations devant la Cour d’Assises de Mons. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs hésitations sont légion. La traduction, parfois hésitante (ils s’expriment en néerlandais), n’aide pas toujours non plus à la clarté des débats.

Ça se regarde, ça hésite, ça cherche dans les notes. Jean-Philippe Mayence, l’avocat de Bernard Wesphael, l’a bien compris. Il rentre dans la brèche et soumet les enquêteurs à quelques questions précises.

Le corps de Véronique Pirotton a-t-il été bougé avant que les photos du constat soit prises dans la salle de bains de la chambre 602? Oui, répond l’enquêteur. Qui ne peut pas dire exactement ce qui a été bougé ou pas avant son arrivée dans la chambre. Important pourtant. La position du corps sur les photos après qu’il a été bougé par les urgentistes donnent l’impression que Véronique Pirotton a été déposée là aux jurés.

Où se trouvait Bernard Wesphael au moment où les enquêteurs sont arrivés? Là encore, hésitations. Important pourtant: la présence de Wesphael, assis sur le lit comme cela semble avoir été dit dans les auditions, pourrait expliquer la position de la couette en boule sur lit alors qu’il dit avoir dormi 40 à 60 minutes avant de découvrir Pirotton morte.

Et les tapings (marques des indices sur le corps de Pirotton réalisés par les enquêteurs), ont-ils tous été analysés? Non répond l’enquêtrice.

Autre question: les analyses des dessous d’ongles ont-elles été perdues en chemin alors que le corps était emmené?

L’enquêtrice est ferme sur ce point: les prélèvements n’ont pas été faits sur place. Simplement s’est-elle contentée d’emballer les mains pour préserver les preuves. C’est le médecin légiste qui a fait ces prélèvements dit-elle.

Tout cela laisse en tout cas un sentiment étrange: celle d’enquêteurs peu sûrs de leurs dans les constatations dont la précision laisse visiblement à désirer.