AFFAIRE WESPHAEL

Wesphael, prostré, n’a pas regardé les photos du corps de Véronique Pirotton

Wesphael, prostré, n’a pas regardé les photos du corps de Véronique Pirotton

Belga

Ce mardi, les enquêteurs qui ont réalisé les premières constations dans la chambre 602 de l’hôtel Ostendais où est morte Véronique Pirotton, sont venus expliquer leurs constatations dans les plus petits détails. Moment difficile pour Bernard Wesphael et la famille Pirotton.

Bernard Wesphael est devant ses juges pour le deuxième jour de son procès. A-t-il tué Véronique Pirotton dans sa chambre d’hôtel d’Ostende le 31 octobre 2013?

Pour répondre à cette question, ce sont aujourd’hui les enquêteurs qui sont venus à la Cour d’Assises de Mons. Les premiers qui sont entrés dans la chambre, la nuit du drame, ont constaté une chambre en désordre: ici quelques vêtements, là un verre en plastique cassé, des taches de «liquide rouge» sur le tapis et sur la table de nuit. Sur celle-ci, aussi, deux médicaments: deux tablettes de Closan (un calmant) l’une où manquaient 7 médicaments, l’autre où en manquaient 16. À côté, du Lorazepam, un anxiolytique, où 6 médicaments manquent.

Dans la salle de bains où a été retrouvée Véronique Pirotton, on a également retrouvé du Cipralexam, un autre anxiolytique.

La salle de bains est, elle aussi, en désordre; une trousse de toilette est éventrée.

Bernard Wesphael prostré

Viennent alors les photos, difficilement supportables, mais nécessaires pour la bonne compréhension des jurys de la situation dans laquelle Véronique Pirotton a été retrouvée. La femme de Bernard Wesphael, est là, à moitié nue, sur le dos. les pieds sont en dehors de la salle de bains; le corps a été bougé par les services de secours.

Bernard Wesphael, lui, ne regarde pas les photos. Il est là, prostré, parfois la tête entre les mains. Moment difficile pour la famille de Pirotton, aussi.

Les enquêteurs poursuivent, méticuleusement, leurs explications. Et précisent les traces qui les ont fait tiquer comme cette griffe sur une armoire et les traces de fond de teint.

La présentation terminée, le président Morandini intervient et demande qu’on revienne sur les photos du lit. Il interroge Bernard Wesphael: «Vous avez dit dit que vous vous êtes couché sur le lit au moment où madame Pirotton s’est couchée. De quel côté?»

«le côté gauche» répond Wesphael.

«Pourquoi la couette est-elle en boule » demande Morandini? Détail important: Wesphael était-il bien couché et endormi comme il l’a dit lors de son interrogatoire?

Wesphael explique que la couette n’était pas sur lui au moment où il s’est levé pour aller voir Véronique Pirotton dans la salle de bain, qu’il a peut-être touché la couette en se levant. «Je n’ai pas d’autre explication. J’étais couché du côté gauche, sans la couette, c’est comme ça».

Le président interrompt la séance. Histoire que le jury digère un peu la masse d’informations étalées. Les enquêteurs poursuivront leurs explications après l’interruption.