La taxe mouscronnoise poursuit des réfugiés iraniens jusqu’à Anvers

La taxe mouscronnoise poursuit des réfugiés iraniens jusqu’à Anvers

Si tu veux vivre à Mouscron, tu dois payer comme les Mouscronnois… ÉdA – 203033664229

Un ménage de réfugiés iraniens qui a déménagé de Mouscron à Anvers se voit réclamer 234€ pour la taxe sur les immondices réclamée à tous les citoyens domiciliés dans la cité des Hurlus au premier janvier 2016.

«L’affaire» est évoquée ce mercredi sur le site internet de Gazet Van Antwerpen. Elle évoque l’histoire d’un ménage iranien qui était hébergé au Centre d’asile le Refuge, à Mouscron jusqu’en mars dernier. Époque à laquelle celui-ci s’est installé et domicilié dans la ville d’Anvers.

La famille est «invitée» à payer sans tarder à la ville de Mouscron la somme de 234€, représentant le montant de la taxe sur les immondices pour l’année 2016 (pour un ménage).

«Comme tous les citoyens ou toutes les familles domiciliées à Mouscron à la date du premier janvier 2016», explique-t-on au sein de l’administration mouscronnoise.

En réalité, les membres de la famille iranienne concernée ont obtenu leur statut de réfugié peu de temps après leur accueil au Refuge, en décembre 2015. À l’époque, ils avaient alors deux mois pour quitter le centre d’accueil et trouver un domicile, à Mouscron ou ailleurs. Dès leur reconnaissance, ils ont été inscrits sur les registre communaux avec pour domicile le Refuge, comme c’était le cas pour tous les autres candidats reconnus réfugiés à Mouscron.

En mars, le ménage iranien s’est installé dans un petit appartement à Anvers où il a élu son nouveau domicile.

Les réfugiés iraniens étaient donc bel et bien citoyens mouscronnois à la date du premier janvier 2016 et sont dès lors légalement soumis au paiement de l’intégralité de la taxe comme n’importe quel autre citoyen hurlu.

Une décision qui fait en tout cas hurler le président du CPAS anversois, Fons Duchateau (N-VA), qui a déclaré à nos confrères de Gazet Van Antwerpen: «Je pense que ce n’est pas une attitude correcte. Ce ménage demande maintenant au CPAS (d’Anvers) de payer cette taxe. Il semble bien que la ville de Mouscron escompte bien également voir le CPAS anversois s’acquitter de ces 234€; Mais on ne va tout de même pas participer à ce genre de nouveaux transferts de la Flandre vers la Wallonie. Nous appelons Mouscron à baisser sa taxe…».

La famille iranienne peut toujours tenter d’introduire un recours contre la taxe auprès du collège communal mouscronnois, sachant toutefois qu’un tel recours a déjà été introduit par d’autres réfugiés dans une situation similaire et qu’il a été rejeté par le collège. De plus, la réclamation doit être envoyée dans les six mois de la réception de la demande de paiement de la taxe. Or, cette dernière a été envoyée en février dernier…

Pas sûr non plus que l’argument selon lequel la famille ne sait ni lire, ni écrire (en français du moins) parviendra à convaincre l’administration…