NASSOGNE

Comment Eric Domb (Pairi Daiza) veut développer son projet Nassonia

Comment Eric Domb (Pairi Daiza) veut développer son projet Nassonia

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Comment le patron de Pairi Daiza compte-t-il développer Nassonia? Quelle place pour le tourisme, la production de bois? Voici les détails du projet.

À Nassogne, dans le Luxembourg, 1 500 hectares de bois sont concernés par le projet Nassonia. En juin, Éric Domb avait dévoilé ses premières intentions, mais de vives réactions avaient suivi. Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur la façon dont le patron de Pairi Daiza veut développer Nassonia, «la plus grande expérience de forêt totalement dévolue à la biodiversité en Europe occidentale». Le projet prévoit diverses sources de rentrées d’argent via notamment le projet Life, Interreg Grande Région et le Plan de développement rural.

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Sur le terrain, Nassonia s’appuiera sur cinq grandes thématiques.

1. Tourisme

Le Château du Bois et/ou le pavillon du Laid Trou, à proximité de Nassogne, pourront servir pour des activités dynamiques de découverte de la forêt et la biodiversité associée. Le projet prévoit de l’accrobranche et du «canopy walk» pour aller dans et au-dessus de la canopée (l’étage supérieur de la forêt). Éric Domb et son équipe prévoient également la possibilité de passer la nuit en forêt dans des cabanes dans les arbres.

2. Nature

C’est un des autres axes mis en avant par le projet Nassonia. Les promoteurs prévoient la découverte de certaines zones accessibles de la réserve intégrale ou des zones restaurées et «l’introduction d’animaux extraordinaires». Pour suivre les animaux, des caméras seront aussi installées sur des nids, à des zones de passages…

3. Production résineuse durable

Éric Domb veut une production durable de l’ordre de 200 à 250 ha. Y seront appliquées différentes techniques afin d’être plus proche de la nature en termes de régénération naturelle et des peuplements d’âges variés. Un mélange feuillus-résineux est également prévu.

4. Production feuillue extensive

Le projet préconise «une sylviculture orientée vers des grumes de haute valeur, de l’ordre de 400 à 500 ha, pour une exploitation ciblée et ponctuelle de bois de grande valeur en restant proche de la nature et en minimisant l’impact sur les sols, la biodiversité et les autres services réalisés par la forêt. »

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5. Culture

L’étude se base sur ce qui se fait ailleurs et projette de copier l’idée française de «Vent des forêts». C’est une sorte de découverte de l’activité artistique dans les bois. En France, un site de 5 000 ha de forêt est librement accessible, proposant aux familles comme aux amateurs d’art 90 œuvres réparties le long de 45 km de sentiers sur 7 circuits balisés.

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