NAMUR

Bus à Saint-Servais et Belgrade : une demande de concertation

Bus à Saint-Servais et Belgrade : une demande de concertation

La suppression des lignes 2B et 11 par les TEC fait pester les riverains du quartier du Beau Vallon. BELGA

Le groupe politique namurois DéFI et des riverains sont demandeurs de plus de dialogue avec le TEC et la Ville face à ce plan de mobilité.

C’est effectif depuis le 1er juillet. Les nouvelles lignes 1 et 2 remplacent les tracés 2b (Jambes St-Marc) et 11 (Jambes Petit Ry – St-Servais Beau Vallon, via la rue du même nom). Avec, à la clé, des arrêts supprimés à des endroits où, selon le TEC Namur-Luxembourg, les rues sont trop étroites et le stationnement parfois anarchique. Après une 1re réunion organisée le 12 juillet, le parti DéFI a – à nouveau – relancé une invitation à l’intention des riverains. Objectif: faire le point et parler action.

Et de mise au point, il en est évidemment question avec le courrier envoyé le 14 juillet au directeur du TEC par le groupe politique. En ligne de mire: les remplacements des lignes 2b et 11 qui affectent plusieurs centaines d’usagers peu satisfaits par les alternatives proposées. Le courrier, signé par Cédric Barbiaux, président du groupe namurois DéFI, pointe aussi les inquiétudes nourries pour la ligne 8 (Belgrade). Pour le groupe et pour les riverains, «la volonté serait de disposer d’une information objective mais aussi de connaitre les motivations du TEC dans ces réformes.»

Réponse du TEC: pas question de changer quoi que ce soit: «Le conseil d’administration est composé de représentants des 2 provinces, désignés par la Commune et la Région. C’est le CA qui prend les décisions de la création, de la modification et de la suppression de l’offre des transports. L’évolution du réseau namurois s’inscrit dans le cadre du schéma de structure et du plan prévisionnel des 15 – 20 prochaines années.»

Le but est, dit encore le TEC, de transporter le plus grand nombre de personnes dans l’intérêt général et non dans celui des particuliers. Le nouvel itinéraire des 2 lignes et la suppression d’arrêts dans le haut de Saint-Servais, s’est décidé «en étroite collaboration avec la Ville pour essayer de trouver une solution globale qui permette de répondre à la demande des habitants.»

Rapidité des décisions

Parmi la vingtaine de riverains présents à la réunion, l’inquiétude est de mise car tout a été très vite. «En mai dernier, j’ai écrit une lettre au conseil d’administration pour voir où on en était, confie une riveraine de la rue du Beau Vallon. Et on m’a répondu que rien n’était encore validé. En juillet, c’était d’application.» Une rapidité que craignent les habitants de Belgrade. Leur ligne 8 pourrait suivre les traces de la ligne 11. «On ne dit rien officiellement, explique une navetteuse, mais les chauffeurs en parlent depuis longtemps.» Une navetteuse qui pour se rendre d’Hastedon jusqu’à la rue du Beau Vallon doit compter 1 h 30. «C’est comme si je travaillais à Bruxelles.»

D’autres inquiétudes planent encore avec la suppression de places de parking au pied de la chaussée de Waterloo jusqu’au Basic Fit afin de créer une bande de bus, opérationnelle de 7 à 9 h. De quoi rabattre les voitures vers les petites rues adjacentes. Bref, chez les riverains, on souhaiterait davantage de contacts tant avec le TEC qu’avec la Ville afin de clarifier les choses.

Dessine-moi un bus: le jeu de l’été

La suppression d’arrêts sur les lignes 2b, 8 et 11 a apporté leur lot de devoirs de vacances aux riverains concernés par ce nouveau plan de mobilité. À commencer par l’envoi d’un courrier apolitique à l’attention du président du conseil d’administration de la société TEC Namur-Luxembourg. Lettre qui fait (en autres) état de l’étonnement que suscite « cette décision stratégique (qui) constitue une entrave à la mobilité pour bon nombre de citoyens, notamment les plus fragiles.»

Parmi les autres griefs évoqués dans ce courrier, on souligne – en outre «ces évolutions de l’offre de transport publics opérées en dehors de toute forme de concertation avec les habitants des quartiers concernés» ainsi que le manque d’alternatives répondant aux attentes des riverains. Sans oublier l’absence d’évaluation afin «de corriger d’éventuelles erreurs». Et de solliciter au plus vite, une réunion de concertation avec les Namurois, les usagers et les autorités communales et le TEC.

Plus ludique mais tout aussi sérieux: le grand jeu de l’été: mon bus comme je le voudrais!», concocté par Thérèse Moussiaux, l’une des co-fondatrices du groupe de riverains du quartier du Beau Vallon. Sur une carte qui va de la place d’Hastedon, au Beau Vallon, le cimetière de Belgrade, Saint-Marc, il suffit de tracer par des flèches le parcours idéal que l’on voudrait voir emprunter par son bus. L’ancienne institutrice compte sur une cinquantaine de copies à glisser dans sa boite aux lettres du 107, rue du Beau Vallon, jusqu’au 2 aout. Là, on procèdera à un dépouillement rigoureux afin de dresser une synthèse des désidératas des usagers. Copie des résultats sera communiquée au TEC et à l’échevine de la Mobilité le 8 aout.