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Les cinq stars qui peuvent marquer l'histoire des Jeux olympiques

Les cinq stars qui peuvent marquer l'histoire des Jeux olympiques

Ils sont plusieurs à pouvoir marquer un peu plus encore l'histoire des Jeux olympiques. Reporters

Les stars ne manqueront pas aux Jeux olympiques de Rio. Mais parmi elles, elles seront cinq à retenir toute l'attention : Serena Williams, Usain Bolt, Michael Phelps, Neymar et Teddy Riner;

Usain Bolt veut sauver l’athlétisme en devenant le plus grand de tous   

«Mon sport a plus que jamais besoin que je sois champion olympique cet été. Il est secoué par des affaires nauséabondes et mon succès lui ferait du bien.»

Usain Bolt, qui veut devenir LA légende de l’athlétisme se sent investi de responsabilités. Et cela ne lui fait pas peur. Car depuis son avènement au plus haut niveau aux JO 2008, il a toujours répondu présent. Sauf une fois. Aux mondiaux 2011 de Daegu lorsqu’il fut privé de la finale du 100 mètres à la suite d’un faux départ.

Hormis cette sortie trop rapide des starting-blocks – un comble pour celui dont le départ constitue le point faible -, le Jamaïcain n’a jamais perdu lors d’un grand championnat. Déjà détenteur de six titres olympiques (NDLR: reste à voir si l’on ne lui retirera pas celui gagné en 2008 avec le 4x100m suite à la révélation de l’échantillon positif de son équipier Nesta Carter), et de onze couronnes mondiales, l’homme rêve de devenir le plus grand de tous à Rio. Il aspire à être le premier athlète à réaliser trois triplés olympiques (100 m, 200 m, 4x100 m), qui plus est d’affilée.

L’exploit serait monumental et augmenterait encore la popularité du natif de Trelawny, dont la longévité est remarquable. Entre Pékin, où il a donné de nouveaux codes au sprint mondial en 2008, et Rio, il a volé la vedette à tous ses rivaux à Berlin en 2009, à Daegu en 2011, à Londres en 2012 et à Pékin en 2015. Les trois records du monde qu’il possède (9.58 sur 100 m en 2009, 19.19 sur 200 en 2009 et 36.84 sur 4x100m en 2012) ont déjà fait de lui un champion à part. Mais il n’est pas encore rassasié.

La légende Michaël Phelps revient... pour mieux s'en aller

«Moi, je n’étais pas spécialement fan de Michael Phelps. Il venait, nageait, gagnait. Tout. Tout le temps. C’était bizarre et presque pas humain. Toutes ces victoires faisaient de lui le plus grand nageur de tous les temps mais je n’avais pas beaucoup d’empathie pour lui. Enfin, ça, c’était jusqu’en 2012. Depuis, j’ai revu mon jugement. Son retour à la compétition après les déboires qu’il a connues et le fait qu’il soit redevenu compétitif l’ont rendu plus sympathique à mes yeux. S’il est aux Jeux, quatre ans après avoir annoncé sa retraite, ce n’est pas pour y faire de la figuration. Je pense qu’il ne sera plus aussi autoritaire qu’avant mais qu’il est en mesure de gagner un titre olympique supplémentaire.»

À l’aube de sa troisième participation aux JO, François Heersbrandt se réjouit, comme beaucoup, de voir à l’œuvre le géant de Baltimore. Ce, d’autant plus que c’était tout sauf prévu. Il y a quatre ans, il s’était accroché pour devenir le sportif le plus médaillé de l’histoire olympique. Il pensait achever sa carrière avec 22 médailles, dont 18 d’or, autour du cou. Il avouera plus tard qu’il n’en pouvait plus. «Je n’avais plus envie. Je n’aimais plus du tout ce que je faisais. Je m’entraînais mais le cœur n’y était pas. Je pense pouvoir dire que je faisais semblant.»

Pendant deux ans, il fera tout ce dont il a envie. Jusqu’à l’abus. Au fil des mois, l’idée d’un vrai au revoir à Rio fait surface. Mais en septembre 2014, il est arrêté pour la 2e fois en état d’ébriété. Suspendu pour six mois par sa fédération, il loupe les mondiaux 2015. Au plus bas, il déprime et finit par accepter de passer un long séjour dans un centre désintoxication. Il lui sera salvateur. Il se fiance à une ancienne Miss Californie et devient papa d’un petit Boomer en mai dernier. Bien dans sa peau, il va chercher sa qualification aux sélections américaines. Et à Rio, il nagera ses 5es Jeux (sur 100 m et 200 m papillon, et 200 m 4 nages). Avec l’espoir d’étoffer son unique palmarès mais aussi de «finir ma carrière en beauté».

Serena Williams, la championne insatiable

À bientôt 35 ans, on pourrait la croire blasée. Parce qu’elle a tout gagné. En remportant Wimbledon cet été, elle a réussi sa quête d’égaler Steffi Graf au nombre de levées du Grand Chelem, 22. 

Mais elle n’en a jamais assez. Au soir de cet aboutissement, elle a annoncé vouloir rattraper l’Australienne Margaret Court, qui en compte 24 à son palmarès et elle a assuré avoir encore bien d’autres objectifs, histoire d’étoffer un peu plus la place, déjà colossale, qu’elle occupe dans l’histoire du tennis.

Depuis son premier trophée majeur conquis en 1999 à l’US Open, seize années ont passé et, plusieurs fois, elle a disparu de la circulation et on la pensait désintéressée par la petite balle jaune. C’est tout le contraire. En 2017, elle fera tout pour enlever les quatre tournois du Grand Chelem sur l’année civile, seul exploit qui manque à son incroyable tableau de chasse.

Et les JO dans tout ça? Elle est la tenante du titre individuel et a déjà conquis la médaille d’or du double avec sa grande sœur Venus les trois fois qu’elle y a pris part (2000, 2008 et 2012). «Mais ce n’est pas encore assez», lance-t-elle avec gourmandise.

Neymar a le poids de la nation sur les épaules

Il n’était encore qu’un adolescent que tout le Brésil n’avait déjà d’yeux que pour lui. Alors, quand il a lié sa destinée au FC Barcelone, Neymar Jr a carrément acquis le statut de Dieu. Logique dans un pays où le ballon rond est roi.

Pour les Cariocas, la plus grande star de ces Jeux, c’est, donc, peut-être lui. Tout le peuple compte sur lui pour redorer l’image d’une équipe brésilienne qui reste sur une élimination précoce en Copa America, deux ans après l’humiliation subie en demi-finale de la Coupe du monde au pays, des œuvres de l’Allemagne (7-1).

Si Neymar Jr a fait le forcing auprès du Barça – qui n’était pas obligé de lui donner le feu vert – pour prendre part à ces Jeux olympiques, c’est parce qu’il veut offrir à son pays le seul trophée qui lui manque en football. Vainqueur à cinq reprises de la Coupe du monde et huit fois de la Copa America, le Brésil a, jusqu’ici, dut se contenter de trois médailles d’argent aux Jeux. La dernière, c’était il y a quatre ans à Londres. Le Mexique avait, alors, créé la surprise (2-1) face à Hulk, Lucas, Thiago Silva et un certain… Neymar Jr. Ce dernier sait qu’il a une énorme pression sur les épaules mais c’est le lot de toutes les stars. Sera-t-il à la hauteur?

Teddy Riner, le géant invaincu depuis six ans !

Quand le géant David Douillet, déjà médaillé de bronze en 1992, mit un terme à sa carrière au soir de son deuxième titre olympique en 2000, la France se demandait quand un autre judoka de l’Hexagone parviendrait à exercer une domination similaire sur les tapis du monde entier.

Cela n’a pas tardé car Teddy Riner est arrivé. Et le colosse de Guadeloupe (2,04m et 140 kilos) a presque fait passer son aîné pour un enfant de chœur. Octuple champion du monde et sacré à cinq reprises sur le vieux continent, en + 100 kg et en toutes catégories, il est déjà monté à deux reprises sur le podium olympique. La troisième marche en 2008 et la première en 2012. À 27 ans, il a, donc, déjà la possibilité d’égaler le palmarès olympique de son modèle. Et quand on sait qu’il n’a perdu que deux combats depuis son sacre mondial de 2007 à… Rio et qu’il est invaincu depuis le 13 septembre 2010, on se dit qu’il devrait être au rendez-vous le vendredi 12 août.