LIÈGE

Ils vont au Conseil d’État pour empêcher la démolition de l’hôtel Rigo

Ils vont au Conseil d’État pour empêcher la démolition de l’hôtel Rigo

Le bras de fer se poursuit devant le Conseil d’État, dans le débat qui anime les Liégeois autour de l’hôtel Rigo. ÉdA Hermann

Deux associations veulent empêcher la démolition de l’hôtel Rigo, au pied de la Tour des Finances à Liège. Elles viennent d’introduire un recours au Conseil d’État.

L’hôtel Rigo n’a pas fini de faire couler de l’encre. Cette bâtisse de style néo-mosan fait l’objet de débats depuis des mois à Liège. Bâtie durant la Première Guerre mondiale, elle est vouée à la destruction, puisqu’elle se trouve au beau milieu de la nouvelle esplanade des Guillemins, près de la Tour des Finances et de la nouvelle passerelle.

Selon les autorités liégeoises, dont l’échevin de l’Urbanisme Michel Firket, son intérêt architectural est vraiment à relativiser, puisqu’il ne s’agirait que d’une imitation de faible valeur du style mosan caractéristique. La Région wallonne a dès lors délivré son permis de démolition fin juin.

Mais deux associations liégeoises («Le Vieux Liège» et «SOS Mémoire de Liège» comptent tout faire pour la sauver. Après avoir remis à la Ville une pétition de 4 210 signatures au printemps, elle viennent d’introduire un recours devant le Conseil d’État, par l’intermédiaire de leur avocat Me Alain Lebrun, annonce Sudpresse ce mardi.

Ils vont au Conseil d’État pour empêcher la démolition de l’hôtel Rigo
L’hôtel Rigo se trouve au pied de la Tour des Finances. ÉdA HERMANN
Elles estiment, au contraire des autorités, que ce bâtiment est digne d’intérêt et qu’il pourrait trouver de belles affectations à cet endroit (tourisme, commerce, etc.).

Il s’agit d’un recours en suspension et d’une requête en annulation, toujours selon nos confrères. L’avocat avance un nouvel argument, celui du gaspillage financier: compte tenu de l’achat de la maison et du prix de sa démolition, 1,5 million d’euro aura au final été nécessaire pour faire disparaître le bâtiment, estime-t-il.

Alain Lebrun espère un arrêt du Conseil d’État endéans six mois, mais aussi que les autorités ne «passeront pas en force» en démolissant l’hôtel Rigo en dépit du recours.