ATHLÉTISME

Une championne olympique russe suspendue pour dopage

Une championne olympique russe suspendue pour dopage

Belga

La championne olympique russe à la hauteur, Chicherova, a été suspendue pour dopage par l’IAAF.

La Russe Anna Chicherova, championne olympique de saut en hauteur à Londres en 2012, contrôlée positive après une nouvelle analyse d’échantillons prélevés pendant les JO de Pékin en 2008, a annoncé vendredi avoir été suspendue par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

«J’ai été notifiée de ma suspension en raison de la situation qui s’est créée», a déclaré Anna Chicherova, citée par l’agence de presse Tass.

La Fédération russe d’athlétisme n’était pas joignable vendredi soir pour des commentaires.

Cette annonce intervient alors que, confrontée à un vaste scandale de dopage généralisé et de corruption frappant l’athlétisme russe, l’IAAF a confirmé le 17 juin la suspension de la Fédération russe d’athlétisme (ARAF).

Médaillée de bronze aux jeux Olympiques de Pékin en 2008 dans un concours remporté par Tia Hellebaut et championne olympique à Londres en 2012, Anna Chicherova a assuré fin mai être «sous le choc total» après avoir appris qu’elle avait été contrôlée positive à l’issue d’une nouvelle analyse d’un échantillon prélevé chez elle pendant les JO de Pékin. Le premier échantillon s’est avéré positif et a été ouvert le 8 juin. L’échantillon B n’a pas encore été re-testé.

Elle avait alors annoncé avoir fait appel à un avocat pour défendre ses intérêts et affirmé vouloir «laver» son nom de tout soupçon de dopage.

Anna Chicherova, 33 ans, qui a remporté la semaine dernière le championnat d’athlétisme de Russie, fait partie d’une liste de 14 sportifs russes dans trois disciplines dont la nouvelle analyse d’échantillons prélevés pendant les jeux Olympiques de Pékin ont donné des résultats positifs, selon le Comité olympique russe (COR).

En mai, le Comité international olympique (CIO) avait annoncé que 31 sportifs issus de 12 pays et six disciplines avaient été contrôlés positifs après la réanalyse d’échantillons datant de 2008. Le CIO avait procédé à ces nouvelles analyses pour «empêcher tous les tricheurs de venir aux jeux Olympiques de Rio».