MUSIQUE

Rock Werchter : ce qu’on retient du 1er jour, McCartney impérial

Rock Werchter : ce qu’on retient du 1er jour, McCartney impérial

Sophie Delapierre

Entre les averses, la plaine de Werchter, transformée en immense plage, a vibré au son de bien différents styles pour un premier jour en demi-teinte.

Paul McCartney, impérial

Il n'ya pas à douter: le public en ce premier jour de festival était venu pour un seul artiste, Paul McCartney. Et ceux qui ont réussi à se procurer un ticket ont assisté à un set formidable.

Certes, la voix de l'ex-Beatles est fatiguée et un peu cassée mais la guitare est parfaitement placée dès les premières notes d'un show qui durera plus de deux heures.

Ouvrant avec "A Hard Day's Night" et enchaînant les titres des Beatles, des Wings, de ses vieux albums solos mais aussi des chansons plus récentes, Paul McCartney a été magique. Deux-trois mots en français puis en néerlandais et le public est dans la poche! Entre les titres, il pimente le show de petites anecdotes, se moque du groupe (New Order) qui, sur la scène voisine fait exploser les basses alors que lui, empoigne un ukulélé offert par George Harrisson pour rendre hommage à son ami disparu.

McCartney: une valeur sûre!

L’accueil, formidable et désolé

Il est 14h50, nous arrivons à l'entrée du parking réservé à la presse. Cinq voitures attendent comme nous, une seule aura la chance de pouvoir accéder au parking situé à l'arrière du site. "Le parking est complet, le reste est inondé, nous dit une jeune fille à l'entrée. "Vous pouvez vous rendre au Brabanthal à Haasrode ou à la gare de Leuven, puis prendre une navette qui vous ramènera vers le site." Voilà qui commence bien!

Évidemment, à Leuven, il n'y a presque plus de places de parking mais, heureusement, le système de navettes mis en place par De Lijn est terriblement efficace. À notre sortie du bus, à 1,5 km du site, il pleut des cordes... C'est donc, complètement trempé et très en retard quenous découvrons la plaine de Werchter. Une plaine que les organisateurs ont transformé en plage...

Mais le sourire et la gentillesse de tous les bénévoles croisés sur la route (et tout aussi trempés que nous) font passer la pilule.

En fin de soirée, après la prestation de Paul McCartney, c'est le même parcours jusqu'à la navette qui doit nous ramener à la gare de Leuven. Sauf que cette fois,la foule est bien plus importante. L'attente est longue... Puis un miracle se produit: des dizaines de bus apparaissent et c'est la libération! En quelques dizaines de minutes, le flux énorme de centaines de festivaliers sera absorbé et chacun retrouvera ses pénates.

Ce fut épique mais ce que l'on retiendra c'est l'organisation impeccable et le sourire et la gentillesse des bénévoles (tout aussi trempés que nous), rencontrés tout au long du parcours.

Jake Bugg, isolé

Pas simple quand on a 22 ans et qu’il pleut des cordes de séduire une foule dispersée. Et pourtant, sous ses airs timides, le jeune Jake Bugg a tenu la route. Avec un set varié, mêlant des titres de son nouvel album tout frais et d’anciens titres, il a réussi à convaincre même les festivaliers les plus trempés.

Ellie Goulding, solaire

On a beau ne pas être très fan de sa pop un brin trop commerciale, on doit bien admettre que la blonde Britannique a su amener de la chaleur et du soleil sur une plaine qui n’attendait que ça pour danser.

Enchaînant les tubes, Ellie Goulding (que l’Angleterre fantasme fiancée au prince Harry) a illuminé la plaine laissant une voie royale à Sir Paul McCartney.